Le texte de Mitchell Scherzer, « Le Québec invaincu », publié le 6 décembre a suscité de nombreux commentaires des lecteurs, les avis étant partagés. Voici un aperçu des courriels reçus.

Publié le 7 déc. 2021
Lisez « Le Québec invaincu »

Faire preuve d’ouverture

Il est réconfortant de lire des commentaires aussi flatteurs. Les réflexions de l’auteur illustrent très bien les enjeux de la protection de notre identité et notre progression sociale et financière. Nous devons maintenir une ouverture afin que nos frères anglophones et les minorités culturelles se sentent non seulement bienvenus, mais partie prenante de notre évolution.

Normand Matte

Aveugle au déclin

Monsieur Scherzer, c’est probablement parce que vous êtes anglophone que ne vous percevez pas le déclin du français à Montréal.

Marcel Fafard

Comme la Louisiane ?

Le Québec ne veut que sa spécificité ressemble à celle de la Louisiane.

Pierre Martin

Si tous les anglophones pensaient ainsi…

Si tous les anglophones étaient si ouverts d’esprit, il n’y aurait plus deux solitudes à Montréal !

Louise Fauteux

Une belle entourloupette

C’est comme dire : « Quand on sera riche, on reviendra à la protection du français actuellement en danger et que les observateurs avertis remarquent de plus en plus. » Cette gentille lettre n’est qu’une belle entourloupette sur fond d’une ode au multilinguisme.

Claude Bédard

Dirigeants, employés et clients

Entièrement d’accord avec ces propos. Et si chaque dirigeant d’entreprise, petite ou grande, disait à ses employés : « Ici, on travaille en français. » Comme cela se fait en Allemagne, en Espagne, en Norvège ou au Danemark. Mais si un client ne parle que l’anglais, alors, faites-vous comprendre dans sa langue comme cela se fait dans les pays du monde entier.

Jocelyn Sévigny, Sorel-Tracy

Il faut se battre au quotidien

Non, le Québec ne sera pas automatiquement « distinct ». Il faut se battre au quotidien pour conserver le français dans la métropole. Un laxisme incroyable a eu lieu pour la préservation du français depuis des décennies à Montréal et en continuant de ne rien faire, le français deviendra du folklore à Montréal dans 100 ans. C’est malheureusement un fait inéluctable.

Pierre Beaudoin

Le « pinceau » plutôt que la massue

Merci pour cet excellent texte d’opinion ! Entièrement en accord avec la nécessité d’utiliser un « pinceau » et non une massue pour modifier nos lois linguistiques afin de préserver notre économie !

Jean Lavigueur, chef de la direction financière, Coveo

Guidés par la fierté

Quel beau texte : ce n’est pas la peur qui doit nous guider, mais la fierté. Et ce que nos gouvernements devraient mettre de l’avant, c’est la richesse de pouvoir parler plusieurs langues. On a du chemin à faire avant d’y arriver.

Solange Tougas

La belle époque, pas la réalité

C’est plutôt ironique de voir un anglophone faire la morale au Québec français. Lui, fruit de la majorité anglo-saxonne, avec une langue et une culture qui ne sont aucunement menacées. Impossible de se mettre dans la peau de cette minorité canadienne-française de l’Amérique du Nord qui peine à survivre. On ne peut sûrement pas se fier à la volonté du fédéral et du ROC, qui peinent à comprendre notre histoire et ont longtemps oublié les batailles historiques de cette belle province, pour nous accepter comme nous sommes : différents, progressistes et tenaces dans notre volonté de nous assumer, de prendre notre place à notre façon et non pas de la manière désirée par ceux qui nous insultent, nous ignorent et veulent notre appauvrissement politique et économique. C’est bien de vous souvenir de la belle époque de paix sociale lorsque le Québec était asservi, mais si ce peuple survit encore, c’est bien grâce à ses propres efforts, car les éloges, et surtout le respect des autres pour ce que nous sommes et la place que nous souhaitons avoir, demeurent un obstacle majeur au progrès. Un texte intéressant au sujet des invaincus, mais un peu moins de mélancolie SVP.

Michel Damphousse