Des réactions au texte de la présidente de la Fédération canadienne des syndicats d’infirmières et d’infirmiers, « Sans infirmières, un lit est seulement un lit », publié le 23 août.

Publié le 24 août 2021
Lisez le texte de Linda Silas

Faire le bon choix

Je suis d’accord avec les mesures [qu’ont prises la Nouvelle-Zélande et l’Australie] et le gouvernement fédéral devrait vraiment y penser ! ! ! Espérant que le gouvernement fédéral va faire le bon choix pour nos infirmiers et infirmières !

Rollande Lévesque

Un rôle d’observateur

Désolé, la santé étant une compétence provinciale, le Québec ne fera jamais partie prenante de n’importe quel organisme contrôlé par le fédéral. Au mieux, il y participera comme observateur. Le Québec, appuyé par plusieurs provinces, veut que le financement en santé du fédéral revienne à 35 % des dépenses. Quant au manque de données probantes, le Québec est champion du monde pour l’absence de celles-ci dans tous les domaines : police, éducation, santé, travail, etc.

Jean-Marc Joset

Dans la cour des autres

Vraiment, M. Trudeau rêve d’être à la fois le premier ministre du Canada et du Québec, de l’Ontario, etc. Il ne respecte aucunement les juridictions. Pour quelqu’un qui n’est pas indépendantiste, cela donne le goût ! Au lieu d’avoir de vraies idées pour son champ de compétences, il joue dans celui des autres ! Il est important que le fédéral fasse des transferts en santé, selon les besoins des provinces.

Nicole Carrier

Trop de regroupements ?

Je constate qu’il y a une pléthore de syndicats et de fédérations encadrant les professionnels de la santé, à tous les niveaux de ces diverses professions. S’il y avait un resserrement de ces multitudes de regroupements, ça permettrait probablement de remettre dans le circuit hospitalier des centaines de personnes. Ce serait déjà ça de gagné.

Michelle Bachand

Renverser le déclin

Bien d’accord qu’il faut faire quelque chose pour attirer des gens dans le domaine de la santé ! Mais quoi faire pour renverser le déclin qui s’est enclenché ? C’est l’effet de l’œuf et de la poule : les gens lâchent la profession par épuisement et les jeunes ne sont plus attirés par cette profession en raison des conditions de travail. Les gouvernements auraient dû s’occuper de cette problématique bien avant le début du déclin. Je crois que ce sera très difficile de remonter la pente.

Dominic Audette

Du côté anglophone

Une fin de semaine sur trois, augmentation des salaires, augmentation des postes permanents, journées de 12 heures, donc 36 heures par semaine réparties sur trois jours. Allez dans les hôpitaux anglophones. On ne les entend pas, ceux-là. Ils sont bien organisés.

Christine Johnson, infirmière à la retraite

Plus qu’une question d’argent

Ce ne sont pas seulement les piastres qui vont régler les problèmes. On doit d’abord régler les nombreux problèmes de gestion du système de santé avant d’investir plus d’argent. Ce que Linda Silas demande, c’est précisément ce qui se produit pour la réparation d’une route au Québec : on ajoute une couche d’asphalte en ignorant l’état du fond de la route. Question pour l’auteure : je t’offre un emploi dans ma clinique privée. Tu vas travailler à des heures raisonnables, congé les fins de semaine et, surtout, jamais de temps supplémentaire à faire. Acceptes-tu mon offre ?

Gaétan Faubert

Valoriser le positif

On le dit depuis longtemps, mais le personnel en santé se tire dans le pied chaque fois qu’il se plaint du manque de personnel, des conditions terribles dans le milieu de la santé, de la non-reconnaissance, etc. Et si on disait aussi que c’est valorisant d’être près des patients, que nous sommes fiers quand on sauve quelqu’un, qu’on disait toutes les très belles actions que nous pouvons faire auprès des patients et des clientèles diverses ? Et qu’on s’animait ensemble à encourager les jeunes à venir travailler avec nous ? Peut-être qu’on verrait un autre côté de la réalité même si, oui, parfois c’est difficile…

Nicole Choinière