La Presse a été sélectionnée neuf fois vendredi dans le cadre du prestigieux Concours canadien de journalisme, notamment dans la catégorie « Projet de l’année », pour un dossier sur la hausse de la violence par armes à feu dans la métropole. Voici l’ensemble des nominations.

Publié le 19 mars
Florence Morin-Martel
Florence Morin-Martel La Presse

Hausse de la violence par armes à feu

Les journalistes Daniel Renaud, Mayssa Ferah, Caroline Touzin, Vincent Larouche, Louis-Samuel Perron, Tristan Péloquin et Philippe Teisceira-Lessard ont été retenus dans la catégorie « Projet de l’année », pour une série de reportages pilotés par l’équipe d’enquête de Katia Gagnon et accompagnés de chroniques de Patrick Lagacé. Paru en novembre dernier, le texte « Tués “pour un oui ou pour un non” », cosigné par Mayssa Ferah et Daniel Renaud, fait état de meurtres d’adolescents dans la métropole liés à la banalisation des armes à feu et les rivalités alimentées par les réseaux sociaux.

Le scénariste qui a écrit sa propre mort

Dans la catégorie « Culture », Hugo Dumas est finaliste pour ses reportages au sujet de François Pagé, auteur de séries québécoises populaires. En octobre 2021, le chroniqueur a d’abord fait paraître l’article intitulé « Le Réjean Ducharme de la télé québécoise » au sujet de M. Pagé. Quelques jours plus tard, Hugo Dumas a révélé dans le texte « Le scénariste qui a écrit sa propre mort » que l’auteur avait simulé son décès.

Une douzième sélection pour Isabelle Hachey

La chroniqueuse Isabelle Hachey quant à elle obtient sa 12sélection parmi les finalistes au Concours canadien de journalisme. Cette année, elle est en lice dans la catégorie « Chronique », notamment pour son texte « L’urgence de mourir », au sujet de l’aide médicale à mourir chez les personnes atteintes de maladies neurodégénératives. Sa chronique « Entre la fournaise et la patinoire », au sujet des pensionnats pour Autochtones, et celle intitulée « On n’a rien inventé », qui trace un parallèle entre les manifestations contre les mesures sanitaires à Montréal en 1885 durant l’épidémie de variole et celles durant la pandémie de COVID-19, lui valent aussi cette sélection.

L’éditorial à l’honneur

L’éditorialiste en chef Stéphanie Grammond est en lice pour le prix Claude Ryan, qui récompense chaque année les éditoriaux. Parmi les textes sélectionnés pour sa nomination, on retrouve « Un passeport au lieu d’un yoyo », plaidant pour l’instauration d’un passeport vaccinal, et « Faites (encore) votre prière », au sujet du pont de l’Île-aux-Tourtes fermé en mai dernier. L’éditorial intitulé « Les médecins fantômes », sur la prise en charge des patients par les médecins de famille, lui vaut aussi cette sélection.

Un bédéreportage sur les cerfs de Longueuil

Judith Lachapelle est quant à elle finaliste dans la catégorie « Présentation/Conception graphique » pour son bédéreportage « Le cerf qui cache la forêt ». Près d’un an après que la ville de Longueuil a renoncé à abattre des cerfs du parc Michel-Chartrand, la journaliste s’est rendue en septembre dernier sur les lieux pour constater les effets de l’abandon du projet sur la biodiversité.

Dans la mire des caméras-espionnes

Dans la catégorie « Texte explicatif », Marie-Claude Malbœuf est en nomination « pour avoir examiné le fait réel et troublant que plusieurs personnes au Québec sont filmées, parfois nues, à leur insu ». La journaliste a fait paraître en mai 2021 l’enquête intitulée « Le fléau des caméras-espionnes », révélant que les plaintes liées au voyeurisme étaient en hausse au Québec ces dernières années. On y apprenait également avec quelle facilité on pouvait se procurer sur l’internet des caméras-espionnes destinées aux douches et aux toilettes.

Hockey, victoire et rivalité

Le chroniqueur Alexandre Pratt est en lice pour le prix Bobbie Rosenfeld consacré au sport, notamment pour son portrait du joueur de hockey Jonathan Drouin « Dans la tête de Jonathan Drouin », paru en janvier 2021. Son reportage « La plus belle minute de l’histoire du soccer canadien », au sujet de la victoire de l’équipe canadienne féminine de soccer aux Jeux olympiques de Tokyo, et celui intitulé « La plus belle rivalité du Québec », sur deux équipes de football d’écoles secondaires à Québec, publié en octobre dernier, lui valent aussi cette sélection.

Le but de la victoire

Le photographe Bernard Brault est en nomination dans la catégorie « Photo de sport », pour la photo qui a capturé le moment où l’équipe de soccer féminine canadienne a remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo, l’été dernier.

Les inondations britanno-colombiennes en images

Martin Tremblay est nommé finaliste dans la catégorie « Photo d’actualité générale ». La photo, prise dans la plaine du Sumas en novembre dernier, « donne un aperçu de l’ampleur des inondations historiques en Colombie-Britannique ».

Les gagnants du Concours canadien de journalisme seront annoncés le 6 mai prochain.

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