Dans quel monde parallèle vit le premier ministre de l’Alberta Jason Kenney ? Dès le 16 août, l’Alberta mettra fin à la quarantaine obligatoire pour les personnes atteintes de la COVID-19. Plus besoin de s’isoler durant 14 jours.

Vous avez bien lu : un Albertain atteint de la COVID-19 pourra sortir de chez lui et transmettre le virus comme bon lui semble dans l’une des provinces les moins vaccinées… Ce n’est pas tout : les tests de dépistage ne sont plus recommandés pour les patients asymptomatiques atteints de la COVID-19, les masques ne seront plus obligatoires à l’intérieur et l’Alberta cessera la grande majorité de ses opérations de traçage. Pesons nos mots : c’est une décision stupide, irresponsable, dénoncée par les spécialistes de santé publique de partout au pays. « C’est le comble de la folie. Même les antimasques les plus fervents ne disent pas de lâcher des gens contagieux dans la population », a résumé le maire de Calgary, Naheed Nenshi. Jason Kenney a décrété que la pandémie était terminée en Alberta quand il a « ouvert » sa province pour l’été. On voudrait tous que la pandémie se termine. Personne ne parle de reconfiner tout le pays comme durant les premières vagues. Mais les gouvernements doivent agir intelligemment. Pas de prendre leurs désirs pour la réalité. Les Albertains méritent tellement mieux.

En chiffre

31 % Taux d’approbation de Jason Kenney. Il s’agit du taux le plus faible parmi les premiers ministres provinciaux.

Source : Angus Reid Institute, juin 2021