Ah, les parcs ! Premiers endroits qui viennent à l’esprit de ceux qui veulent prendre l’air après de longues journées de confinement à la maison.

Laura-Julie Perreault Laura-Julie Perreault
La Presse

Lors des plus beaux jours, ils se transforment en entonnoirs vers lesquels convergent des centaines, voire des milliers de marcheurs, nonobstant leurs intentions de respecter les règles de distanciation sociale.

Pour faire respecter les consignes de l’État, la Ville de Montréal a décidé jeudi de déployer plus de policiers dans six de ses parcs. C’est l’approche du bâton, pas réjouissante, mais préférable à celle de la fermeture pure et dure des plus beaux endroits de la métropole, une mesure néanmoins envisagée.

PHOTO PAUL CHIASSON, LA PRESSE CANADIENNE

Deux cadets du SPVM surveillant le parc La Fontaine, jeudi à Montréal

Mais on peut peut-être faire mieux. Hier, Piétons Québec a suggéré d’ouvrir des rues aux marcheurs comme l’ont déjà fait plusieurs villes du monde, dont Calgary. Les promeneurs disposeraient ainsi d’espaces plus grands que les trottoirs étroits et les parcs bondés pour marcher à deux mètres de distance les uns des autres.

L’idée est bonne et les villes du Québec devraient la mettre à l’essai. Cependant, pendant le projet pilote, les piétons devront être disciplinés pour que ces rues ouvertes ne deviennent pas un prétexte pour oublier les règles en place limitant au strict minimum les sorties. Sinon, à court ou à moyen terme, c’est le scénario le plus triste qui risque d’être imposé à tous.