Vous avez été nombreux à commenter l’éditorial de Philippe Mercure sur les cerfs de Virginie de Longueuil, une majorité appuyant la décision de la mairesse Catherine Fournier d’euthanasier une soixantaine de bêtes du parc Michel-Chartrand.

Publié le 3 déc. 2021
Lisez l'éditorial « Bambi et la victoire du rationnel »

Sage décision

J’adore les animaux, j’ai horreur de la chasse, mais quand un cheptel menace l’environnement et même sa propre population qui sera incapable éventuellement de se nourrir, je peux tout à fait comprendre. C’est logique. Surtout qu’on n’annonce pas un carnage, mais l’euthanasie et, qu’en plus, des gens dans le besoin pourront profiter de la viande. Sage décision de Mme Fournier. Ça prend du courage et je l’en félicite.

Lisette David

Une présence qui dépasse les limites du parc

J’espère qu’elle pourra procéder, car je suis de Longueuil et je peux vous dire que ces cerfs viennent dans nos cours et mangent nos potagers, nos fleurs durant l’été et nos cèdres durant l’hiver.

Françoise Paquin, Longueuil

La seule solution pour l’écosystème

Tellement d’accord ! On a perdu trop de temps avec ce dossier. Si tous les opposants à l’abattage des cerfs étaient végétariens, je pourrais comprendre, mais je doute que ce soit le cas. En quoi un bambi a-t-il plus de valeur qu’un bœuf ou une poule ? Je suis allée au parc Michel Chartrand cet été et il est évident que l’écosystème est menacé. Vivement qu’on mette la seule solution viable en œuvre.

Julie Villeneuve, Verdun

Pas besoin d’être spécialiste

Je suis à 100 % d’accord avec l’éditorial de Philippe Mercure concernant les cerfs de Longueuil. J’habite tout près du parc Michel-Chartrand depuis plus de 30 ans. Il ne faut pas être spécialiste pour réaliser à quel point la végétation du parc s’est dégradée. Et il est complètement anormal de se promener dans nos rues et d’y rencontrer plusieurs cerfs (j’en ai déjà vu neuf, sur mon petit terrain) qui cherchent désespérément de la nourriture. J’admire la volonté de notre nouvelle mairesse de prendre les décisions qu’il faut pour régler ce problème. Et aussi de se préoccuper des mesures qu’il faudra mettre en place pour retrouver une belle biodiversité dans notre parc urbain.

Louise Côté, Longueuil

Le déménagement serait désormais trop risqué ?

Ce que je ne comprends pas dans ce débat, c’est qu’au début du siècle dernier on a déménagé des dizaines de cerfs de la Gaspésie pour peupler l’île d’Anticosti… avec succès ! Aujourd’hui, avec des moyens modernes, les scientifiques nous disent que ce n’est pas possible de les déplacer sans risque pour la survie de ces animaux ! Avouons que c’est discutable !

Jacques Turmel

Repenser l’aménagement

Au-delà des moyens qui devront être pris pour faire diminuer cette population incontrôlée de cerfs, c’est toute la question des passes migratoires en milieu périurbain qu’il faut promouvoir, car le problème ne date pas d’hier à Longueuil. En l’absence de prédateurs naturels en zone habitée, il faut créer les aménagements nécessaires afin de rediriger en continu les populations excédentaires vers les bois environnants, où les activités de chasse et de prédation naturelle seront présentes.

Pierre Walsh Lebel, ingénieur forestier, Sainte-Julie

La chasse existe toujours

Cessons l’hypocrisie et assumons. La chasse, d’abord de subsistance et plus récemment sportive, se pratique à la grandeur du territoire canadien et québécois depuis des centaines, voire des milliers d’années et elle est encore tout à fait légale. De plus, la majorité de la population consomme de la viande. Alors, si un milieu est menacé par une surpopulation de cerfs, nous n’avons pas à utiliser inefficacement l’argent de nos taxes pour faire plaisir à une infime minorité alors que d’autres besoins sont criants.

Pierre Lemelin

L’ironie de la situation

Bien que je sois d’accord avec la décision de la mairesse, vous auriez quand même pu souligner l’ironie de la situation. Soixante cerfs qui détruisent un parc, alors que l’humain est la principale cause de la destruction des écosystèmes. Et ne parlons surtout pas de la surpopulation humaine…

Martin Lavoie, biologiste

Le déménagement des bêtes se peut

Ce n’est pas courageux. Il est possible de déménager ces cerfs dans un rayon de 150 km. Il y a plusieurs propriétaires de terrains boisés qui auraient été enchantés de recevoir ces cerfs.

Robert Nault

Prévenir l’incontrôlable

Je fais partie de ceux qui aiment contempler les cerfs lorsque je vais marcher au parc régional. Toutefois, je suis totalement d’accord avec la décision de la mairesse. Si la Ville de Longueuil n’agit pas maintenant, le nombre de cerfs va encore doubler. L’an passé, on parlait de 30 cerfs dans le parc, l’an prochain ce sera 120. Ça deviendrait incontrôlable et il y aurait des accidents mettant en danger les automobilistes des alentours.

Claudette Béland

Les cerfs victimes de notre envahissement

J’habite à côté du parc Michel-Chartrand depuis 15 ans. Je le fréquente presque quotidiennement. J’ai pu voir les effets néfastes de la surpopulation de cerfs sur la flore du parc, mais aussi sur les cerfs eux-mêmes dont plusieurs présentent des signes de sous-alimentation. J’aime côtoyer ces belles bêtes, mais je suis consciente que nous sommes responsables des conditions de vie que l’envahissement et l’encerclement de leur territoire leur ont imposées. Je suis parfaitement d’accord avec la décision de leur imposer une fin sans souffrance. C’est notre responsabilité.

Diane Dulong