Quelques réactions au texte d’Éric Duhaime, « Vers de nouveaux clivages », publié le 19 octobre*

Publié le 20 oct. 2020

Voyez-vous plus loin que votre « libarté » ?

Monsieur Duhaime, vous dites être journaliste, mais votre raisonnement ne prend pas en compte les hôpitaux qui délestent des patients malades en oncologie et en cardiologie pour s’occuper des patients atteints de la COVID-19 par manque de ressources humaines. En plus de voir notre personnel soignant fatigué et épuisé, nous devons composer avec le fait que ceux-ci tombent malades de la COVID-19. Ma question, M. Duhaime : êtes-vous un journaliste qui tient compte de toutes les composantes avant de donner votre opinion, ou vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez, de votre ego démesuré et de votre « libarté » ?

– Gaëtan Blanchette

Vous me déprimez, monsieur Duhaime

D’abord, je constate que les Québécois, assez responsables pour faire la part des choses, sont écœurés de faire des sacrifices à cause des récalcitrants. Je constate que les 17 % que vous réussissez à convaincre de ne pas porter le masque et de vivre comme si la crise était une invention de l’État, au nom de leur liberté, sont grandement responsables de la situation actuelle. Je me soumets aux directives sanitaires pour ma famille et mes amis vulnérables. Je n’en ai pas que pour mon nombril. Les plus grands scientifiques prédisent une stabilisation de la courbe si tout le monde porte le masque et respecte la distanciation physique pour une période de six à huit semaines. Êtes-vous un scientifique, M. Duhaime ? Pourquoi ne pas encourager les gens à l’essayer au lieu de contribuer à faire durer cette crise ? Vous bénéficiez d’une tribune pour transmettre votre message. Servez-vous-en en citoyen responsable. Honnêtement, c’est vous qui me déprimez !

– Sandra Guénette

Critique facile

Monsieur Duhaime a des arguments intéressants, mais je n’ai lu aucune proposition de solutions concrètes de sa part, des solutions réalistes et réalisables dans le contexte actuel. Je lis beaucoup de critiques de toutes sortes et de différents milieux, mais jamais de suggestions de solutions véritables. J’en déduis que la critique est facile, mais réfléchir à formuler de vraies solutions, ça semble plus laborieux.

– Rémi Beaulieu

Je partage votre avis

Je partage tout à fait l’avis exprimé dans ce texte. Il fait bien la part des choses ; tout n’est pas blanc ou noir. Je trouve que le gouvernement écoute trop ceux qui veulent tout fermer sans égard aux impacts multiples sur l’ensemble des citoyens.

– Diane Vallée

La pandémie a handicapé ma vie

Je suis étonné de vos propos, mais ils me permettent de voir les choses différemment. J’en concevais certaines, mais vous m’en révélez d’autres. Même à 72 ans et retraité, je ne vois pas la vie avec des lunettes roses. La pandémie a sérieusement handicapé ma vie. Je dois me protéger. Mais je ne suis pas aveugle.

– Amyot Bachand

D’abord sortir la tête de l’eau

Monsieur Duhaime, je dirais, lorsqu’une personne se noie, que la première chose à faire n’est pas de lui donner la respiration artificielle, mais de sortir sa tête de l’eau. Or, concernant la COVID-19, nous en sommes encore à la première étape. Nous savons que nous devrons faire une deuxième étape (la respiration artificielle) lorsque la première sera terminée. Dit autrement par Maslow, le point 1 consiste à combler les besoins physiologiques comme respirer, éliminer, boire et manger. Nous sommes encore à cette étape et tant qu’elle n’est pas comblée, il est difficile de réaliser l’étape 2. En ce qui concerne la COVID-19, c’est pareil. Nous sommes au point 1 : limiter la contagion.

– Claude Marcil

Le masque comme la ceinture de sécurité

Monsieur l’animateur, à part la zizanie, qu’est-ce que vous animez par votre intervention ? Vous parlez gentiment en fin de texte de l’approche des Québécois responsables. Ça me semble évident qu’on est tous volontaires et responsables avec le karaoké, les bingos, les rassemblements sans distanciation à la montagne ou dans les rues pour protester contre une simple mesure sanitaire, le couvre-visage. Responsables, les Québécois avec ces rassemblements, ces noces et autres cérémonies religieuses, partys de jeunes dans le sous-sol de papa ? Dites-moi, portez-vous votre ceinture de sécurité lorsque vous êtes en auto, comme chauffeur ou passager ? Avez-vous écrit sur l’usurpation des libertés individuelles que ce règlement de port de ceinture occasionne ? Le masque, c’est exactement comme la ceinture, sauf que c’est pour protéger vos concitoyens au lieu de votre « je ». Vous avez raison, il y a un clivage entre les citoyens socialement responsables et les libertaires individualistes qui ne cherchent que leur bien-être au prix de la santé de leurs voisins.

– Louis Giguère

Une population cassée en deux, vraiment ?

La population se casse en deux, vraiment ? Les citoyens sont perdants, vraiment ? L’emploi disparaît, vraiment ? Les mesures n’ont-elles pas pour but de revenir le plus tôt possible à un confinement moins sévère ? Si les gens respectaient les mesures avec plus de rigueur, est-ce qu’elles seraient moins sévères ? La joie de vivre est-elle proportionnelle au retour d’un confinement moins demandant ?

– Pierre Morel

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