L’éditorial de François Cardinal publié le 26 septembre, « Restez. Chez. Vous. », a suscité son lot de commentaires pleinement d’actualité avec les restrictions imposées lundi par le gouvernement Legault. Voici un aperçu des courriels reçus.

Publié le 29 sept. 2020

Je, me, moi

Vous avez raison, le citoyen a des droits, mais aussi des devoirs. Malheureusement, nous n’entendons que le premier argument… et nous lui donnons trop d’antenne. La société du « je » prend le dessus sur le « nous ».

Marc Trudel

Ça presse…

Bien dit ! Ce message d’intérêt public doit être répété souvent par des voix autres que celles des gouvernements pour « allumer » le sens social et la responsabilité de chacun dans la prise en charge des évènements. Ça presse…

Madeleine Leclerc

Mater l’ennemi invisible

Merci, M. Cardinal, pour ce rappel du fait que nous sommes des personnes autonomes et que nos comportements dépendent de nous. Et plus : que nous sommes responsables de l’évolution des choses en ce qui a trait à cette pandémie. Il est trop facile de défléchir la responsabilité sur les autorités gouvernementales qui énoncent ou suggèrent les règles les plus pertinentes en fonction des meilleures informations sanitaires disponibles. Nous sommes les citoyens visés par le virus. À nous d’agir en conséquence pour mater cet ennemi invisible.

Marie-Claude Denis, 73 ans

Le message ne passe pas

Ce soir, ma fille infirmière clinicienne est revenue après sa journée de 12 heures de travail et elle m’a dit : « Je ne prends pas l’avenue du Mont-Royal, c’est bondé de gens. » Elle n’en revenait pas. M. Dubé avait été clair : pas de rassemblements. Encore une fois, il y a désobéissance chez les jeunes. Je suis tellement déçue des Québécois égoïstes qui ne pensent qu’à s’amuser. Ouf ! Le message n’a pas passé. Ma fille revient épuisée, car on a augmenté le quota de patients. Elle était débordée déjà, et ils en ajoutent. Pas de paye là-dessus. Les médecins super bien payés ne sont pas là le soir. Ce sont les infirmières. C’est choquant de voir l’insouciance des gens. On va être pris longtemps avec ce virus.

Johanne Pilon Marier

Le gros bon sens

Ma règle à moi est pourtant simple : ta sécurité, tu te la fais ! Ce n’est pas compliqué, il me semble : je n’attends pas que le gouvernement ou un autre me dise quoi faire. J’utilise mon gros bon sens. C’est tout le problème au Québec : on se déresponsabilise collectivement en jetant le blâme constamment sur le gouvernement. De cette façon, il est facile de dire que ce n’est pas de notre faute… Il faut dire aussi que le gouvernement a souvent une attitude infantilisante envers la population.

Marc Ladurantaye, Val-d’Or

Comme la cigale…

C’est très clair en effet ! L’exhortation s’applique à tous, sauf aux manifestants antimasques et à ceux qui ne respectent pas les consignes. Restez chez vous, ne voyez pas votre famille, mais vous pouvez toujours aller au bar ou au restaurant. Les classes-bulles et les sports-bulles sont permis jusqu’à une nouvelle éclosion, mais les autres regroupements à la maison sont limités à six personnes ou à deux familles ? Le fond du problème, c’est que la Santé publique ne s’est pas du tout équipée pour retracer vite et efficacement les nouvelles éclosions ! C’est ça, le nerf de la guerre ; elle le savait et elle ne s’est pas préparée en conséquence. Comme la cigale, elle a chanté tout l’été !

Jacques Croteau

La responsabilité personnelle

Un message clair à répéter, répéter, répéter ! La responsabilisation personnelle ! Voilà ! Pas de quoi fouetter un chat ! Si on veut s’en sortir, il faut continuer à y mettre du sien… personnellement ! Et s’habituer à la pensée qu’il faudra vivre avec ce fichu virus !

Céline Roy

Servez-vous de vos têtes

Tellement d’accord avec vous ! Servez-vous de vos têtes et responsabilisez-vous ! Ces règles sont un cadre dans lequel nous évoluons. Elles ne sont pas dictées par un quelconque possesseur de LA vérité, mais bien par des humains ordinaires qui avancent au meilleur de leurs connaissances. Pourquoi huit personnes provenant de deux familles sont-elles moins en danger que six personnes provenant de trois ou quatre familles ? Y réfléchir, c’est trouver le sens à cette mesure.

Hélène Lafleur

Aux individus d’être responsables

Parfaitement d’accord ! Le gouvernement peut dicter les règles, prendre des mesures de haut niveau, mais il reviendra toujours aux individus de prendre leurs responsabilités pour faire la différence. Cela ne devrait-il pas s’appliquer aussi au niveau de la lutte contre les changements climatiques ? Les gouvernements ont beau mettre en place des incitatifs et fixer des cibles, ne reviendra-t-il pas toujours aux individus de prendre leurs responsabilités en adoptant des habitudes de consommation restreintes et des comportements mieux adaptés ?

Stéphane Corbin

Les jeunes ne se sentent pas touchés

En effet, la responsabilité individuelle doit être mise en valeur pour limiter la contagion. Mais ce qui me désole, c’est que les jeunes ne se sentent pas touchés par la pandémie pour une simple et bonne raison : ça ne les rend pas si malades que cela. Et de plus, ils sont incapables et trouvent impensable de priver leur petite personne de socialiser avec leurs amis. Je les compare un peu à des Thomas (dans la Bible) : tant qu’ils n’auront pas vu ou vécu un cas dans leur entourage, il ne se sentiront pas responsables de la contamination, et je les comprends : on a tous été jeunes.

Lucie Piché

> Lisez « Restez. Chez. Vous. », l’éditorial de François Cardinal