Le discours du Trône lu mercredi à Ottawa vous rassure-t-il pour la suite des choses ou vous inquiète-t-il ? Vous avez été plus d’une centaine de lecteurs à répondre à notre appel à tous sur le discours du Trône, une forte majorité se disant notamment inquiète de la dette accumulée. Voici un aperçu des courriels reçus.

Publié le 26 sept. 2020

Pas rassuré

Je ne suis vraiment pas rassuré. On s’enfonce dans un gouffre financier inquiétant.

— Denis Masse

Décevant

Le discours du Trône ne me rassure pas bien qu’il contienne quelques orientations intéressantes. Je crains que cela ne demeure qu’une liste de vœux pieux. C’est un beau plan qui ressemble à un rêve. Il ne contient rien sur les mesures concrètes qui permettraient de l’actualiser. Il témoigne aussi de cette fâcheuse tendance des libéraux à la centralisation avec des mesures qui empiètent sur les compétences des provinces, et ne souffle mot du problème majeur des transferts en santé. Il ressemble davantage à un programme électoral qu’à un plan d’action pour la prochaine législature, dont la durée demeure, par ailleurs, incertaine. C’est un discours décevant qui n’a rien de rassurant.

— Jacques Paquin, Pointe-Claire

Trudeau veut le bien des Canadiens

C’est rassurant, surtout si nous comparons avec ce qui se passe au sud de la frontière. Je crois que M. Trudeau veut le bien de tous les Canadiens. La dette, incroyable ? Quelles sont les options ?

— Daniel Lauzon

Pas les moyens de payer

Je suis inquiète pour la gestion des fonds publics et me demande comment nous finirons par payer tout cela. Le déficit actuel est énorme et on nous demande de l’augmenter encore sans plan de retour à l’équilibre budgétaire. Je suis contre ce discours qui présente de belles idées, mais que nous n’avons pas les moyens de payer. M. Trudeau vit sur une planète virtuelle. Il doit partir.

— Francine Plamondon

A-t-il déjà fait un budget ?

Je suis très inquiète. M. Trudeau n’a sûrement jamais fait de budget de sa vie pour dépenser comme cela. Très inquiétant pour les générations futures, qui feront les frais de son incompétence.

— Francine Renaud Laforge

Il n’aurait jamais dû être élu

Je suis plus inquiet que jamais. Justin Trudeau n’a aucun plan de redressement. Il ne voit que la colonne des dépenses. Avoir comme argument les bas taux d’intérêt témoigne d’un grand manque de jugement et de responsabilité. Je n’ai plus aucune confiance dans ce premier ministre qui n’aurait jamais dû être élu au poste qu’il occupe depuis 2015.

— Sébastien St-François

Insouciance et démesure

Désolé, mais je ne suis plus en faveur de mesures tous azimuts. Notre premier ministre a un peu perdu le contrôle en matière économique. Je crois qu’il faudra revenir à un contrôle budgétaire plus sérieux et donner aux Canadiens un semblant de vision de récupération budgétaire. L’heure n’est peut-être pas à l’austérité, mais elle n’est pas non plus à l’insouciance et à la démesure.

— Serge Pelletier, Saint-Hyacinthe

Réélection

Il s’agit d’un discours libéral visant là réélection des libéraux. Sans plus.

— Luce Chamberland

Personne ne veut d'élections

Je ne crois pas que Justin Trudeau aurait pu faire mieux compte tenu des circonstances. Il est évident qu’aucun parti ne veut d'élections. Le Parti conservateur et le Bloc québécois font beaucoup de bruit parce qu’ils savent que le NPD va appuyer le gouvernement et ils sont contents car ils n’ont pas besoin d’appuyer le contenu du discours.

— Gaétan Faubert

Dépenses, ingérence, arrogance

Le discours du Trône se résume en trois mots : dépenses, ingérence, arrogance. Bref, rien de nouveau de la part du gouvernement de Justin Trudeau.

— Philippe Riondel

Dépenser sans compter

Comme il est facile d’être généreux et de paraître empathique lorsqu’on donne sans compter l’argent des autres ! M. Trudeau utilise la bonne vieille recette qui a fait ses preuves en campagne électorale, c’est-à-dire promettre toujours plus en sachant très bien que beaucoup de personnes ne se préoccupent pas, mais pas du tout, de savoir si on a les moyens de s’offrir tous ces programmes.

— Yvan Ducharme

Catastrophe à venir

Une vraie catastrophe à venir. Manque de rigueur et de modération et aucune vision à moyen et à long terme sur les déficits exponentiels et récurrents qu’on devra payer un jour avec intérêts, même si le taux est faible actuellement. Il sera difficile de remonter la pente sans grincements de dents, sans doute sous d’autres gouvernements. Il aurait été facile d’augmenter la taxe carbone sur les carburants alors que les prix n’arrêtent pas de baisser, laissant les pollueurs insouciants. Un impôt sur la fortune devrait aussi être appliqué aux patrimoines de plus de 5 millions et la lutte contre les paradis fiscaux accentuée, notamment en révisant certains accords fiscaux (Bahamas, Barbade). Des taxes devraient aussi être levées sur les transactions de produits dérivés et les gains sur les résidences principales vendues moins de cinq ans après l’achat.

— Denis France