L'épicentre du sport

L'idée la plus forte du rapport Bissonnette est... (Photo archives La Presse)

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L'idée la plus forte du rapport Bissonnette est de faire de la RIO le promoteur principal de l'activité physique au Québec.  Sur la photo, le Stade olympique.

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Le rapport Bissonnette sur l'avenir du Parc olympique, déposé jeudi, recommande l'élaboration d'un plan de développement, l'installation potentielle d'un toit mobile sur le Stade et la consolidation de la vocation sportive des lieux.

Mais aussi pertinentes soient ces recommandations, l'intérêt du rapport se trouve ailleurs...

Vouloir redonner à ce patrimoine olympique ses lettres de noblesse en le ramenant à ses origines sportives et récréotouristiques n'a en effet rien de bien surprenant. Tous les rapports produits depuis la fin des Jeux arrivent à une telle conclusion.

Déjà, en 1977, on proposait de faire du Stade le siège du sport amateur. En 1990, on ajoutait l'idée d'une «cité du sport». En 1994, on suggérait d'en faire un pôle récréotouristique et de mieux intégrer le Parc au quartier environnant. Puis, on évoquait en 2011 la relance touristique du site, toujours en misant sur ses attributs historiques.

Autant de recommandations reprises et mises à jour par le comité présidé par Lise Bissonnette. Avec raison, tant elles vont de soi.

L'intérêt du rapport se trouve donc moins dans ces grandes lignes, qui visent finalement à ramener la vision fondatrice des lieux, que dans l'idée, forte et prometteuse, de faire de la Régie des installations olympiques «le promoteur principal de l'activité physique au Québec».

Il y a là un potentiel de bouleversement énorme, qui pourrait redonner un second souffle au Parc olympique... et faire davantage bouger les Québécois, surtout les plus jeunes.

À l'heure actuelle, malgré toutes les belles promesses gouvernementales, le sport n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan du ministère de l'Éducation. À peine 20 millions sont consacrés annuellement à cette mission sur un budget de 16 milliards!

Cette toute petite section «loisirs et sports» ne joue donc qu'un rôle marginal. Comme en atteste d'ailleurs son absence des écoles, là où les besoins sont pourtant les plus criants. Selon le rapport, «le sport scolaire est le réseau le moins présent dans les priorités du ministère» ... pourtant responsable à la fois de l'Éducation, des Loisirs et des Sports!

D'où l'idée la plus intéressante du comité: expurger le ministère de tout ce qui touche le sport, puis le confier à une nouvelle RIO au mandat national et élargi, une RIO qui pourrait à la fois devenir l'interlocuteur des fédérations sportives, le soutien principal du sport amateur et d'élite, le facilitateur des activités scolaires, le coordonnateur et le promoteur des sports de tous niveaux et... le responsable du quartier général et principal pôle des activités sportives.

Une fois ce changement enclenché, les autres recommandations trouveraient toute leur pertinence, que ce soit l'élaboration d'un plan directeur à long terme, l'installation d'un toit amovible ou l'implantation d'installations récréotouristiques grand public.

Non seulement redonnerait-on ainsi une vocation sportive au Parc olympique, mais on lui donnerait aussi cohérence, ressources et... raison d'être.

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