Bonne chance, BB!

Le BlackBerry 10... (Scott Eells/Bloomberg)

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Le BlackBerry 10

Scott Eells/Bloomberg

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Après avoir fait la sourde oreille durant des années, BlackBerry a enfin entendu, et écouté, les utilisateurs de téléphones dits intelligents. Les appareils dévoilés hier à New York offrent un accès internet et des applications dignes de ce nom avec, grosse valeur ajoutée, un système capable de mener plusieurs activités de front. Reste à voir si les clients répondront à l'appel.

Les petits actionnaires ont sans doute été déçus de voir le titre reculer dès le début du lancement. Les marchés, de toute évidence, n'ont pas aimé apprendre que ces nouveaux téléphones publicisés à grands frais durant le Super Bowl ne seront pas disponibles avant la mi-mars aux États-Unis. En n'étant pas prêts à répondre à la demande spontanée, les fournisseurs de télécom risquent de rater bien des ventes.

L'effet a probablement été amplifié par de gros porteurs, qui auront profité de l'occasion pour larguer le titre. Il reculait depuis vendredi dernier, mais au-dessus de 16$ à l'ouverture hier matin, il valait encore 40% de plus qu'au début de l'année. Le moment n'était pas mal choisi pour passer à la caisse. D'autant que le manufacturier d'ordinateurs chinois Lenovo a remis les pendules à l'heure lundi, démentant les rumeurs d'acquisition qu'il avait (bien involontairement) alimentées la semaine dernière.

Le titre a clôturé à 13,86$ hier, un recul de presque 12%. Ça ne veut rien dire. Il faudra encore un bout de temps avant de voir si ce fameux BB10 est le sauveur espéré par l'entreprise. Les premières réactions du grand public ne vont pas tarder puisque le modèle Z10 à clavier tactile sera en vente dès aujourd'hui au Royaume-Uni, et au Canada la semaine prochaine. Mais les clients restés fidèles à la marque à cause de son clavier physique devront patienter jusqu'en avril pour mettre la main sur le modèle Q10. On devra donc attendre quelques mois pour savoir si la greffe réussit. Nous le souhaitons vivement.

Research in Motion (dont nous écrivons le nom au long pour la dernière fois puisque l'entreprise a eu la bonne idée de se rebaptiser BlackBerry) a tout misé sur son nouveau système d'exploitation. C'est sa dernière chance d'augmenter sa part dans les marchés en croissance, de freiner l'exode pouces vers les appareils Apple et Android, de reconquérir d'anciens clients, peut-être même d'en séduire de nouveaux.

Le fabricant a enfin compris que les gens d'affaires qui constituent sa clientèle naturelle sont aussi des êtres humains. En offrant un accès internet convivial et des applications populaires, il rattrape ses concurrents. En proposant un système d'exploitation capable d'accomplir plusieurs tâches en parallèle, il s'en distingue avantageusement.

Des milliers d'actionnaires, d'employés et de fournisseurs canadiens comptent sur BlackBerry. Il faut donc espérer que ses nouveaux appareils seront à la hauteur de la démonstration qui en a été faite hier, et qu'ils trouveront leur public.

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