Cônes orange ou nids-de-poule ?

Un nid-de-poule tous les 14 mètres ! (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un nid-de-poule tous les 14 mètres !

Ce constat navrant au sujet du nombre de trous dans la chaussée à Montréal avait été fait dans nos pages en avril dernier à la suite d'une analyse de données fournies par la Ville.

Évidemment, le piètre état des rues de Montréal ne fait pas la manchette 365 jours par année. C'est au printemps que cela saute aux yeux plus qu'à toute autre période. Mais il suffit de circuler un tant soit peu sur diverses artères de notre métropole ces jours-ci pour se rendre compte que la situation demeure problématique.

Il suffit, aussi, de regarder les résultats d'un sondage publié hier dans Le Devoir et Le Journal de Montréal à l'occasion du deuxième anniversaire de l'élection de Denis Coderre. Les Montréalais aiment leur maire et ont généralement bien peu de choses à lui reprocher. Exception faite des taxes, de l'aide aux itinérants et, vous l'aurez devinez, des rues de la ville.

Pas moins de 56 % des Montréalais sont insatisfaits de l'entretien des rues. C'est compréhensible. Or, on remarque aussi que 59 % des Montréalais déplorent la façon dont la ville gère la planification des chantiers routiers.

Peut-on véritablement se plaindre à la fois des nids-de-poule et des cônes orange ?

Il y a très certainement place à l'amélioration pour ce qui est de la coordination des chantiers. La Ville a d'ailleurs mis de l'avant de nouvelles mesures à ce sujet. Mais il reste que la multiplication des cônes orange est le prix à payer pour toutes ces années où Montréal n'a pas suffisamment investi dans les infrastructures.

Des indicateurs de performance dévoilés lundi (issus de l'Ontario Municipal Benchmarking Initiative) ont permis d'apprendre qu'à peine plus du tiers des rues de Montréal sont jugées en « bon ou en très bon état ». Une bien piètre performance par rapport à Toronto, où c'est le cas de 78 % des rues.

Il n'y a pas trente-six solutions. L'état des routes s'est dégradé et il faut y remédier en misant sur l'entretien et la réfection à long terme. C'est un mal plus que nécessaire.

Nos routes n'ont pas tant besoin de plombages que d'un véritable traitement de canal. Il faut garder en tête cette triste vérité quand on constate que les parcourir est aussi agréable qu'une visite chez le dentiste, en raison des chantiers.

Une visite qui va se prolonger... Il y a dix jours, l'administration municipale a présenté le programme triennal d'immobilisations de Montréal. Le mot d'ordre : rattrapage. De 2016 à 2018, on a prévu investir 5,2 milliards (une hausse de 678 millions), dont plus de la moitié dans les infrastructures routières et souterraines.

Bref, l'ère des cônes orange disséminés aux quatre coins de la ville ne fait que commencer. Et aussi paradoxal que cela puisse paraître, il y a là une bonne raison de... sourire.

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