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Négocié, vos régimes de retraite?

Très bruyants, quelques centaines de policiers ont scandé... (PHOTO SÉBASTIEN PEDRAGLIO, LA PRESSE)

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Très bruyants, quelques centaines de policiers ont scandé des slogans contre le gouvernement du Québec et l'UMQ.

PHOTO SÉBASTIEN PEDRAGLIO, LA PRESSE

Ovila Hétu

Semi-retraité et entrepreneur

La retraite à 65 ans, c'est le lot de la vaste majorité des citoyens qui partent à la retraite en ne recevant que la rente de la Régie des rentes du Québec et la pension de vieillesse du Canada, et pour quelques-uns une rente provenant d'un mince pécule accumulé au fil des ans dans un régime d'épargne.

Quand vous, les employés municipaux, prétendez que votre régime de retraite a été négocié et n'a pas été volé, je vous suggère qu'il s'agit là d'un sophisme.

Plusieurs parmi les employés de l'État sont trop jeunes pour se rappeler de la nature des relations de travail qui existaient durant les années 70. Les syndicats représentant policiers, pompiers, cols bleus, cols blancs et de nombreux groupes d'employés de l'État se sont comportés comme les renégats du Far West du siècle précédent. À cette époque, le Québec établissait des records mondiaux de jours perdus par des grèves légales et illégales. Les négociations se faisaient presque à la pointe du revolver.

Fouillez donc le passé pour redécouvrir les événements entourant la construction des chantiers olympiques, le saccage de LG2, les événements de la Murray Hill et la violence dont on a été témoin dans de nombreuses lignes de piquetage partout au Québec. Vous verrez le climat de terreur qui existait à cette époque et qui avait une influence directe sur les négociations de ces divers groupes d'employés de l'État, qui tenaient la population en otage.

Et voilà qu'aujourd'hui on ose prétendre que ces avantages complètement déraisonnables sont le fruit d'une négociation tout à fait normale. Tenir un tel discours, c'est croire que la population est amnésique et trouve tout à fait raisonnable que des groupes de privilégiés, comme les policiers, pompiers, cols blancs, cols bleus, hydro-québécois et j'en passe, bénéficient d'avantages exagérés aux frais de toute la population qui, dans la très vaste majorité, se retrouve avec des conditions de vie bien en deçà de ce que ces privilégiés reçoivent. Il est totalement faux de prétendre que ces avantages ont été négociés d'égal à égal dans un environnement de saines relations patronales-syndicales.

Alors messieurs les policiers, pompiers, cols blancs, bleus et autres qui contre-attaquent aujourd'hui le projet (qui n'est encore qu'un projet) de modification des niveaux de contributions de l'État à vos régimes d'avantages sociaux, vous ne vous faites pas honneur par votre comportement, et tendez à accréditer la thèse que vous n'êtes finalement qu'un groupe d'enfants gâtés.

Il en va de votre crédibilité. Levez le pied légèrement et peut-être réussirez-vous à rallier une partie de population à votre cause.




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