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Le courrier des lecteurs

Le maire de Toronto, Rob Ford.... (Photo Brett Gundlock, Reuters)

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Le maire de Toronto, Rob Ford.

Photo Brett Gundlock, Reuters

En déficit de gagnants

Ils ont Rob, mais pour combien de temps? Nous avions Gérald et nous aurons Denis... pour combien de temps? Ce n'est pas sérieux, pourquoi le pouvoir n'attire-t-il pas des femmes et des hommes qui ont à leur compte des réalisations citoyennes concrètes dans des domaines aussi diversifiés que les arts, les sciences et le commerce? La réussite personnelle dans des activités privées devrait précéder l'engagement public. Faire ses preuves et avoir une feuille de route éthiquement impeccable jalonnée de succès me semble des prérequis de base pour celles et ceux qui voudront, à tous les niveaux de gouvernance, me représenter. Mais qu'ont à cirer ces perles rares de notre déficit de démocratie? Qu'est-ce que la société a à leur offrir? Un job mal payé, un job qui suscite méfiance et raillerie, une descente potentielle aux enfers. Les gens de qualité veulent le demeurer et craignent qu'au contact de la réalité politique, ils y laissent tant de plumes qu'ils ne puissent plus s'envoler. L'élite politique est en déficit de gagnants. Ils sont bavards, verbeux et amoraux; leur principal défaut : la malhonnêteté intellectuelle. Ils en savent beaucoup plus qu'ils ne vous en disent, mais il faut bien se protéger, protéger son patron et son parti.

Daniel Poirier, Québec

Les GMF peu attrayants

M. le ministre Hébert, quelle déception! Vous critiquez le nombre croissant de médecins qui passent du public au privé et vous voulez imposer des mesures afin de freiner cette «hémorragie», mais vous ne parlez pas des mesures qui pourraient être prises afin que les médecins (surtout les médecins de famille) demeurent dans le réseau public. Pourquoi de plus en plus de médecins larguent le réseau public? Pour faire plus d'argent? Non. Pour y trouver une qualité de pratique qu'on ne peut pas se permettre au public. Un médecin de famille qui fait de la prise en charge en GMF doit payer des frais de bureau élevés en plus d'être assujetti aux règles strictes de la pratique de la médecine familiale au Québec (activités médicales particulières, permis régional d'effectifs médicaux). Dans un contexte chronique de compressions budgétaires, les GMF ne reçoivent pas assez d'aide financière afin que la prise en charge soit attirante pour les nouveaux médecins. Il faut alors voir plus de patients en moins de temps. Or, il y a un coût à prendre le temps de bien soigner les gens. Soit les médecins de famille sont pénalisés financièrement et moralement, soit le système public est pénalisé par leur départ au privé.

Myriam Rhéaume-Lanoie, médecin de famille de Mont-Tremblant




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