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Le chef d'orchestre

Le maire de Montréal, Denis Coderre, aime être... (PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le maire de Montréal, Denis Coderre, aime être en contrôle de la situation et le montrer.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, ARCHIVES LA PRESSE

Le maire est partout, tout le temps, sur tous les enjeux, une hyperactivité qui donne à son règne des allures de one-man-show. Et pourtant, après 100 jours au pouvoir, Denis Coderre se révèle rassembleur, capable d'imposer son leadership et de redonner du poids à Montréal.

En un mot, il remplit le rôle qu'il s'est assigné, celui de chef d'orchestre. Un chef qui aime certes les caméras, qui peut être cassant avec les musiciens, qui est parfois tenté de jouer à leur place, mais qui n'en assume pas moins un rôle crucial d'unification et de direction.

Ce qui étonne, c'est la vitesse avec laquelle le nouveau maire a pris possession de ses nouveaux habits. Une célérité qui n'est pas sans créer de frictions à l'interne, mais qui a le mérite de dicter enfin un nouveau tempo après des années de cacophonie et de scandales.

Et bien franchement, en demandait-on plus à Denis Coderre après trois mois à l'hôtel de ville?

Dans le détail, certes, l'administration n'a pas livré toute la marchandise promise. Pour s'en convaincre, il suffit de retourner lire le texte signé par M. Coderre dans nos pages, à la mi-octobre, où il s'engageait à mettre en place «une série de mesures pour mettre fin à la corruption et à la collusion dans les 100 jours suivant l'élection» (voir le blogue Quel avenir pour Montréal à ce sujet).

Clairement, le maire a sous-estimé l'ampleur de la tâche, ayant réussi, essentiellement, à jeter les bases du poste d'inspecteur général et à intégrer l'EPIM à l'UPAC. N'empêche, il a changé le climat, il a donné de la cohérence aux actions de la Ville, il a imposé une nouvelle façon de faire et de diriger.

Voilà où se révèle le chef d'orchestre, qui a réussi à bien s'entourer, à imposer son autorité à l'hôtel de ville et à faire rayonner à nouveau la métropole en dehors de l'île.

À l'interne, il s'est adjoint les services de Marcel Côté et d'un directeur général de grande réputation, il a créé des alliances avec des indépendants et des élus de la Coalition Montréal, il a nommé un comité exécutif fort, il a même réussi à tendre la main à l'opposition dans le dossier de l'inspecteur.

À l'externe, il a redonné du sens à l'expression «métropole»: il a rebâti les ponts avec le gouvernement qu'avait brûlés son prédécesseur, il a donné un nouvel élan à la région, il a interpelé les maires des grandes villes canadiennes, il a commencé à retisser des liens avec le reste de la province et il a pactisé avec l'homme fort du municipal, Régis Labeaume.

Montréal n'est pas encore «incontournable», comme le souhaite le maire. Elle n'est toujours pas écoutée comme elle le devrait. Mais elle est à nouveau entendue, ce qui est un grand pas en avant, comme on l'a vu avec les régimes de pension, les itinérants, l'inspecteur général et le maintien des actifs du transport en commun.

Il y a bien eu, évidemment, quelques fausses notes, mais pour l'heure, ce n'est pas ce qui retient l'attention. L'orchestre commence à s'accorder et le chef, à apprivoiser sa baguette.




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