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En hausse: la vie privée

Si les entreprises qui misent sur le marketing... (Archives La Presse Canadienne)

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Si les entreprises qui misent sur le marketing social veulent être incluses dans la conversation, elles ont intérêt à montrer qu'elles sont un interlocuteur digne de confiance.

Archives La Presse Canadienne

On aurait pu croire que la vie privée n'avait plus cours dans l'univers numérique, reléguée aux oubliettes par le besoin de partager ses moindres faits et gestes sur les réseaux sociaux. Au contraire, la mode est aux applications et services qui permettent d'échanger en paix.

«Il y a des cas où l'on veut raconter à nos amis ce qu'on fait, et d'autres où l'on veut avoir une conversation privée. C'est cet aspect de la nature humaine qui est en train d'émerger en ligne», résume le spécialiste du marketing numérique Mitch Joel, qui a abordé cette tendance au dernier Creative Morning de Montréal.

Il cite des applications comme Cloak, qui vous prévient lorsque des gens que vous souhaitez éviter sont dans les parages. Et Cyber Dust, qui promet que vos messages seront détruits quelques secondes après avoir été lus - un peu comme les photos envoyées avec Snapchat.

Évidemment, rien de tout cela n'est à l'épreuve de la NSA. Mais il est intéressant de voir qu'après les technologies permettant de s'exposer le plus largement possible, ce sont celles qui aident à se protéger qui gagnent en popularité.

Et on en trouve de plus en plus. Les outils qui promettent d'inventorier toute l'information amassée à votre sujet en ligne, de ne pas épier vos recherches ou d'encrypter vos messages se multiplient, signalait récemment le Wall Street Journal.

Les entreprises ont intérêt à tenir compte de ce souci de ne pas se sentir traqué. «Plus que jamais, les marques vont devoir s'assurer qu'elles ont la permission d'interagir avec les consommateurs. Celles qui vont essayer de passer outre ou de jouer au plus malin vont en payer le prix», souligne Mitch Joel.

Souhaitons qu'il ait raison. Les entreprises qui font du marketing par courriel n'auront bientôt plus le choix. En vertu de la loi fédérale qui entrera en vigueur en juillet, ce genre de sollicitation nécessitera le consentement du destinataire. Mais il ne faut pas compter sur Ottawa pour faire la même chose avec le profilage, le ciblage et l'utilisation d'informations recueillies en ligne - du moins pas avant longtemps.

Pour que les entreprises améliorent leurs pratiques, il faut que les usagers d'internet prennent conscience de toutes les utilisations possibles de ce qu'ils révèlent, et adaptent leur comportement en conséquence. Ce sont eux qui, parfois avec un peu d'inconscience, mais souvent de manière délibérée, sont les principaux responsables du rétrécissement de la sphère de la vie privée. Il semble que leur penchant pour le nudisme numérique ait des limites.

Ce désir d'avoir des échanges qui ne sont pas détournés par ceux qui les reçoivent peut paraître marginal comparé à la somme de tout ce qui est exhibé en ligne, mais il va se manifester de plus en plus. Si les entreprises qui misent sur le marketing social veulent être incluses dans la conversation, elles ont intérêt à montrer qu'elles sont un interlocuteur digne de confiance.




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