Le gouvernement Charest n'est pas le seul à manquer de transparence. Le mutisme des déposants au sujet de la valeur, des causes et de l'impact des pertes qu'ils ont essuyées en 2008 est inadmissible. Les organismes comme la CSST, la Société de l'assurance automobile, les régimes de retraite des fonctionnaires et le Fonds des générations doivent donner l'heure juste. Immédiatement.

La Caisse compte 25 déposants, dont 20 sont obligés par la loi de lui confier leurs fonds. Seuls deux d'entre eux, la Régie des rentes et la Commission de la construction ont dévoilé combien ils ont perdu l'an dernier. Les autres, comme le rapportait notre collègue Hélène Baril hier, s'abritent derrière des prétextes bureaucratiques: il faut attendre le rapport annuel, le conseil d'administration, le budget, alouette. Sans doute espère-t-on, en égrenant ainsi l'information au fil des mois, se soustraire à l'examen du public et des médias. C'est inacceptable.

 

Avant de demander à la population de payer les pots cassés, sous forme de hausses de cotisations et de tarifs, ces organismes doivent s'expliquer. En particulier sur leurs politiques de placement, qui guident les investissements de la Caisse. A-t-on, par exemple, pris trop de risques avec le Fonds des générations, destiné à réduire la dette? Si certaines directives ont aggravé les pertes, il est urgent de rectifier le tir.

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