L’an dernier, Véronique Cloutier présentait Loto-Méno, une série documentaire dans laquelle elle dénonçait le manque d’information sur la périménopause.

Publié le 28 mai

La série a provoqué une onde de choc : une pétition réclamant le remboursement des hormones communément appelées bio-identiques par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) a récolté à ce jour plus de 260 000 signatures. C’est le ministre de la Santé, Christian Dubé, lui-même qui a annoncé à l’animatrice que deux types d’hormones bio-identiques seraient désormais remboursées par la RAMQ.

Mission accomplie sur toute la ligne, donc, pour Mme Cloutier qui a aussi reçu les félicitations de la journaliste Madeleine Roy, de l’émission Enquête, qui a contre-vérifié, et confirmé, les informations avancées dans Loto-Méno.

Est-ce à dire que les hormones bio-identiques sont la solution à tous les maux causés par la ménopause ? Non. L’hormonothérapie traditionnelle peut très bien convenir à certaines femmes. On peut également traverser la ménopause sans traitement d’hormonothérapie substitutive.

Ce documentaire a démontré que pour faire les bons choix, les femmes doivent être informées. Or les Québécoises ne l’étaient pas. Même les médecins manquent de formation sur la périménopause.

C’est le mérite du travail de Véronique Cloutier et de son équipe : en abordant ce sujet tabou, elles ont aidé les femmes à reprendre le contrôle sur leur santé.

On peut se désoler qu’il ait fallu une vedette pour faire bouger les choses. Mais on peut aussi remercier Véronique Cloutier d’avoir mis sa notoriété au service de toutes les femmes. Ce n’est pas rien.

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