Le contrôle de qualité de nos travaux routiers est-il optimal ? La question se pose plus que jamais.

Publié le 21 mai

On apprenait cette semaine qu’il faudra recommencer un tronçon de l’autoroute Métropolitaine qui a pourtant été refait l’an dernier.

Raison de cette absurdité ? L’entrepreneur a mélangé deux qualités de bitume au lieu d’utiliser le plus résistant, tel que spécifié dans le contrat. Explication : une erreur humaine dans l’usine de Groupe Beauval dont le slogan, « On bâtit pour la vie », devra être révisé…

Quand on a observé un phénomène de ressuage – ce qui se produit quand le bitume remonte à la surface et donne un aspect humide à la chaussée –, il était trop tard.

Alors on arrache et on recommence !

On assure que ce sera aux frais de l’entrepreneur.

Mais cette erreur survient à un très mauvais moment pour le ministère des Transports : les ingénieurs de l’État, en négociations ces jours-ci, dénoncent justement la perte d’expertise au sein du MTQ.

On peut également se demander si nos normes sont suffisantes.

Le MTQ assure qu’il a fait les contrôles nécessaires sur le chantier de la Métropolitaine, soit un échantillonnage toutes les 200 tonnes d’enrobés bitumineux. Or ces tests, ainsi que ceux de l’entrepreneur Roxboro Excavation, n’ont rien détecté.

Le MTQ revoit actuellement son processus de contrôle de qualité et ajoutera des tests en laboratoire. On promet également une norme québécoise d’ici l’an prochain.

Mieux vaut tard que jamais.

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