Vous croyiez la Ligue nationale incapable de sévir dans les cas de violence au hockey ? Détrompez-vous. Elle a finalement sévi jeudi.

Philippe Mercure
Philippe Mercure La Presse

Elle a imposé une pénalité de 250 000 $ US aux Rangers de New York… pour avoir critiqué son inaction face à la violence. C’est comme si la police laissait filer un agresseur et punissait le dénonciateur. Ces évènements sont si grotesques qu’ils doivent représenter un tournant. Le Canadien et les autres équipes soutiendront-ils les Rangers ?

Rappelons que lundi, l’attaquant des Capitals de Washington Tom Wilson a sauvagement frappé deux joueurs des Rangers, Pavel Buchnevich et Artemi Panarin. Blessé, Panarin ne pourra rejouer cette saison. Perpétrées n’importe où ailleurs, ces voies de fait auraient valu un dossier criminel à Wilson. Mais le joueur s’en est tiré avec une risible amende de 5000 $ US… et une pénalité de 10 minutes. C’est pour avoir dénoncé publiquement cette incroyable mollesse que les Rangers ont subi les foudres de la LNH. Sans surprise, le match subséquent entre les Capitals et les Rangers a viré à la foire d’empoigne.

C’est disgracieux et honteux. Et c’est terriblement dangereux connaissant les risques des coups à la tête et des commotions cérébrales. À l’échec de l’inaction s’ajoute maintenant celui de l’intimidation, rendant la LNH doublement complice des crimes qui surviennent sur ses glaces. Les partisans méritent tellement mieux.