Ce qui ne tue pas rend plus fort.

Alexandre Sirois Alexandre Sirois
La Presse

Dans le cas de Donald Trump, ce n’est pas une vue de l’esprit. Ça se vérifie. À l’issue de son procès en destitution, il n’est pas affaibli le moins du monde. Selon le plus récent sondage Gallup, 49 % des Américains disent désormais approuver son travail : un record.

Il fallait le voir, fier comme un paon, vanter ses mérites mardi lors du discours sur l’état de l’Union pour comprendre qu’il est plus redoutable que jamais. Il l’a fait à grand renfort de superlatifs discutables et de « faits alternatifs ». C’était déplorable… mais terriblement efficace.

PHOTO OLIVIER DOULIERY, AGENCE FRANCE-PRESSE

Donald Trump lors du discours sur l’état de l’Union, mardi à Washington

Le fait que l’économie américaine se porte à merveille renforce son aura d’invincibilité (il omet toujours de dire qu’elle tournait déjà à plein régime avant son élection, car elle avait été relancée par Barack Obama). Pendant ce temps, les démocrates sont en plein désarroi. Les caucus de l’Iowa ont été un fiasco. Le président s’en est moqué, mais ce n’est déjà plus son angle d’attaque privilégié.

Au cours des prochains mois, comme il l’a fait mardi, il va traiter les démocrates de « socialistes ». Et il va affirmer que s’il n’est pas réélu, les États-Unis subiront le sort du Venezuela.

Imbattable, Trump ? Ce n’est certes pas en déchirant ses discours que les démocrates vont le vaincre. Ce geste de Nancy Pelosi ressemblait à celui d’un gardien de but frustré qui fracasse son bâton après une défaite. Pas au comportement d’un joueur étoile qui est persuadé que son équipe va remporter la Coupe.