AVERTISSEMENT : cet éditorial contient une bonne dose d'ironie.

François Cardinal François Cardinal
La Presse

« J’aime pas le nom : CHSLD. Ça fait très bureaucratique », a dit François Legault, vendredi dernier.

Trop bureaucratique, l’acronyme CHSLD ? Ben voyons, si peu…

Ce serait même l’inverse : une façon de faciliter la compréhension du réseau de la santé, d’en rendre les arcanes accessibles. Une façon, bref, d’humaniser le réseau.

Prenez les CHSLD. Pour être davantage au service des résidants, ils sont gérés par les CISSS et les CIUSSS, mais les places sont accordées selon le SMAF. Les RI et RTF, pour leur part, sont gérées par des entrepreneurs qui ont des contrats avec les directions du SAPA, dont certains des employés sont sous la direction de la DRHCAJ.

Les RPA reçoivent quant à elles des services du SAD ou du SIAD et des CLSC.

Rien de bureaucratique là-dedans !

Surtout que des engagements ont été pris par le MSSS et les PDG pour que ce soit A1 pour les patients et pour les employés du réseau. D’ailleurs, les embauches, sous la responsabilité de la DRHCAJ, vont bien. Idem pour la répartition des postes de MD de famille, qui se fait avec les PREM, maintenant assignés par RLS selon la DRMG après négos avec la FMOQ et la FMRQ.

CQFD : simple, convivial et terriblement efficace !

Et si le PM en doute, il peut toujours se tourner vers la patronne du MSSS, l’INSPQ, l’OPHQ, l’INESSS et autres. Tous lui diront que la sédimentation des acronymes a un but et un seul : être le plus proche possible de la priorité du réseau, l’être humain et son bien-être…