Oui, c’était la canicule à Montréal cette semaine, avec de la chaleur pour le moins accablante — mais pas de chaleur extrême, si meurtrière. S’est-on inquiété pour rien ? Non, au contraire :  on améliore notre réponse aux excès climatiques.

Ariane Krol Ariane Krol
La Presse

En France, le mercure a atteint 45,9 ºC la semaine dernière, un record inquiétant. À l’échelle mondiale, le mois de juin a été le plus chaud jamais enregistré. Et en mai, on a appris que la vague de chaleur montréalaise de 2018 avait fait 66 morts.

Pas étonnant que les avertissements de cette semaine aient rendu tout le monde nerveux ! Avec trois jours de suite à au moins 30 ºC (canicule) et un facteur humidex qui frisait les 40 ºC en zone urbaine (chaleur accablante), on cherchait la fraîcheur.

Mais la chaleur extrême redoutée par la direction de la santé publique de Montréal ne s’est pas avérée. Pour ça, il aurait fallu une température moyenne de 33 ºC durant trois jours, avec des nuits ne descendant pas sous les 20 ºC — ce qu’on a enduré durant six jours l’été dernier.

N’empêche, on ne perd rien à se préparer. La vague de chaleur de 2018 a d’ailleurs été moins mortelle que la précédente — 6,4 morts par million d’habitants contre 9,3 en 2010. Autorités et citoyens ont intérêt à aiguiser leurs réflexes : de 2041 à 2070, on pourrait avoir quatre fois plus de journées à plus de 30 ºC à Montréal, soit 41 par année, prévoit le consortium Ouranos. On a chaud juste à y penser !