Comment trouvez-vous la gestion de la crise sanitaire du gouvernement Legault depuis la rentrée ? Craignez-vous une deuxième vague ? Vous avez été plus de 250 lecteurs à répondre à notre appel à tous. Si les avis sont partagés quant à la gestion de la pandémie par le gouvernement Legault, tous craignent une deuxième vague. Voici un aperçu des courriels reçus.

Publié le 19 sept. 2020

Plus sévère

Le premier ministre fait bien son travail, mais il devrait être plus sévère.

— Marie-Claire Brodeur

La politisation de la crise

Ce n’est plus si, mais quand nous aurons une deuxième vague. Elle est à nos portes et déjà, certains hôpitaux peinent à gérer le flux de patients. Ce qui est tout aussi grave en ce qui me concerne, c’est l’énorme retard que nous devrons rattraper tant du point de vue de la santé, de l’éducation que de l’économie. Sans parler de l’effet psychologique, qui est hallucinant. Ce qui me navre, c’est la politisation de la crise. On demande aux citoyens de se serrer les coudes, mais qu’en est-il des partis politiques ? Quand le bateau coule, ce n’est pas le temps de s’accuser mutuellement ; c’est le temps de travailler ensemble.

— Ghislaine Nadeau

Il n’y a pas de recette

Je suis d’accord avec l’approche de l’équipe du premier ministre. Gérer dans un contexte où le livre de recettes n’est dans aucune bibliothèque est loin d’être évident. Beaucoup de gens respectent les directives de la Santé publique, mais il y aura toujours des irréductibles qui, malgré les constats planétaires, continueront à mettre en péril la santé de la population et retarderont la reprise essentielle de l’économie. Oui aux masques et à la distanciation, sinon ce sera le retour au confinement.

— Normand Lefebvre

Tout le monde réclame tout en même temps

M. Legault et la Santé publique font tout leur possible pour garder le cap, mais beaucoup mettent des bâtons dans les roues. Tout le monde réclame tout en même temps. Je conçois que beaucoup de choses doivent être réglées, mais nous n’avons jamais vécu ce que nous vivons actuellement. Tout le monde attend de l’argent du gouvernement (qui vient de nos poches, finalement), mais ce n’est pas un robinet qui ne se tarira pas. La vie continue, mais les demandes aussi. Soyons un peu patients.

— Lise Guénette

Mettre Joanne Liu à profit

Je trouve déplorable qu’on ne mette pas plus à profit Joanne Liu, qui a une expérience inestimable sur le terrain dans les cas de pandémie. Avec MM. Arruda et Legault, on a une équipe sympathique, mais font-ils les bons choix au bon moment ? Notre gestion de crise doit s’appuyer sur toutes les ressources compétentes disponibles et Mme Liu est une personne exceptionnelle. Les bons gestionnaires se reconnaissent à leur capacité d’accueillir et de faire de la place aux compétences.

— Guy Gauthier, Laval

Trop tard

Oui, il va avoir une deuxième vague. Je trouve que le gouvernement a de la difficulté à prendre des décisions et lorsqu’il décide, il est trop tard. C’est ça, le Québec et le gouvernement Legault.

— Germain Chapdelaine

Assez, les manifestations

Oui, je crains une deuxième vague et je trouve que le gouvernement devrait être plus sévère et proactif. C’est bien beau, la liberté de manifester, mais quand cela met en danger la santé de la population, ça ne tient plus la route. Sur cet aspect, le gouvernement devrait être coercitif.

— Francine Roy

Les anti-n’importe quoi

Notre gouvernement fait son gros possible pour soutenir sa population. Il me semble que l’opposition profite de la situation pour faire de la politique. Soyons solidaires peu importe notre parti et aidons nos dirigeants à mettre les anti-n’importe quoi du côté d’un sain raisonnement et d’accepter le respect pour la santé de tous. Je suis très inquiète pour mon Québec et les générations à venir.

— Huguette Villeneuve, Sherbrooke

Serrer la vis

Les messages et les comportements de nos dirigeants sont contradictoires. À un moment, on dit qu’il faut retourner au centre-ville et consommer, puis on nous dit d’éviter les rassemblements. On permet de se réunir à 10 personnes dans une résidence, puis on nous dit d’éviter de le faire. Puis on voit MM. Legault et Ford se tenir à moins de deux mètres, sans masque. On voit le vainqueur de la course à la direction du Parti conservateur serrer la main de ses partisans qui se jettent sur lui pour le féliciter. On nous dit d'être inquiets, que l’heure est grave, qu’une deuxième vague serait trois fois pire que la première, mais on ne prend à peu près pas de nouvelles mesures. Avec l’automne qui arrive, il est l’heure de serrer la vis.

— Stéphane Perron, Montréal

Demeurer réalistes

Je suis très satisfaite des actions du gouvernement. Pour juger, je prends en compte les défis constants de devoir s’adapter à une situation nouvelle et changeante. Je constate que mes concitoyens agissent souvent en bébés gâtés qui exigent l’impossible. Si la moitié d’une ville veut se faire tester ou vacciner, il est évident que le Ministère ne peut pas deviner et tout organiser en un ou deux jours. Et les infirmières ne pourront être à la fois à l’hôpital et au centre de dépistage ; les clones n’existent pas encore ! Chaque personne contaminée doit être assez mature pour avertir elle-même les personnes rencontrées. Autrement, il faudra des milliers de téléphonistes. Il faut demeurer réalistes.

— Marie-Andrée Payette

Situation incontrôlable ?

Avec le manque de sérieux de certaines personnes, nous nous dirigeons directement vers une seconde vague beaucoup plus sérieuse que la première. Sans compter que les services sanitaires sont débordés, presque incapables d'assurer le suivi à cause des trop longs délais pour les résultats des tests. En espérant que nos dirigeants politiques ne perdent pas le contrôle malgré tous les efforts du premier ministre et de son équipe.

— Denis Phaneuf

Un gouvernement trop relax

Le bilan du Québec, en matière de santé, est le pire du Canada en ce qui concerne le virus COVID-19. Le gouvernement Legault est beaucoup trop relax. Il est clair qu’on ne veut pas déplaire. Il faudrait être beaucoup plus sévère envers les récalcitrants.

— Richard Pelletier

Je ne suis pas rassurée

La première vague nous à démontré les problèmes structurels dont souffrent les institutions vouées à la santé at au bien-être des Québécois, des hôpitaux aux CHSLD en passant par les résidences pour personnes âgées privées.

Aucun de ces problèmes n’est réglé et ce n’est pas, à mon avis, les centaines de préposés aux bénéficiaires nouvellement et brièvement formés qui y changeront quelque chose. Et c’est sans parler des déficiences connues dans d’autres secteurs, dont la mission est d’aider les gens aux prises avec diverses problématiques sociales (DPJ, maisons pour femmes battues, refuges pour sans-abri, etc.).

De plus, nous sommes malheureusement confrontés à une importante proportion de gens qui résistent aux mesures. Par chance, le secteur de l’alimentation s’est vite adapté et nous offre d’excellents services. Toutefois, il est difficile d’envisager que mes seules activités de l’hiver à venir se résumeront à rencontrer virtuellement mes proches, à marcher, à regarder la télé et à faire mon épicerie.

— Jo Anne Mercier