Que retenez-vous du nouveau Conseil des ministres du gouvernement Trudeau ? C’est la question que nous vous avons posée plus tôt cette semaine. Un aperçu de vos réponses.

Publié le 22 nov. 2019

Réconfortant

Des nouveaux ministres à la bonne place et un caucus avec de l’expérience. C’est très réconfortant pour l’avenir.

— Jacques Bélair

Nouveau départ, pas certain

M. Trudeau a essentiellement renommé les mêmes ministres en modifiant les responsabilités de certains. Un Cabinet dont la moitié des membres ne peuvent s’exprimer en français. Pablo Rodriguez, défenseur inconditionnel du multiculturalisme canadien comme lieutenant politique du Québec où, justement, la grande majorité n’adhère pas à ce concept. Il n’a aucun atome crochu avec le nationalisme québécois et la société distincte et sera en fait plus un vendeur d’Ottawa qu’un défenseur du Québec.

Steven Guilbeault, qui a été instrumentalisé par Trudeau pour gagner un siège, se retrouve là où son expérience et ses convictions ne serviront à rien et démontre presque que sa candidature était une imposture. Oui, le Québec a 10 ministres, mais la grande majorité sont des députés représentant le Montréal cosmopolite et sont canadiens avant d’être québécois. 

— Laurent Tremblay

Guilbeault va faire avancer la cause

J’ai toujours pensé que pour changer les choses en environnement, il fallait élire quelqu’un comme Steven Guilbeault. Il aura la possibilité de faire avancer la cause. Il est en contact direct avec le pouvoir, pas nécessairement besoin d’être ministre de l’Environnement. Il doit faire ses classes en politique et sensibiliser ses pairs à la nécessité d’agir rapidement.

— Michel Lapierre, Drummondville

Gouvernement par défaut

Les entourloupettes de Trudeau se poursuivent sur la même lancée. Nommer Steven Guilbeault au Patrimoine est une farce. Tous ceux qui ont voté pour lui votaient pour son expertise en environnement. Ils se sont fait flouer. L’explication concernant l’Ouest ne tient pas la route.

Même si le poids des ministres a augmenté pour le Québec, ce n’est qu’illusion. Encore une belle image qu’il fait miroiter, mais qui n’aura aucun impact sur la spécificité du Québec. Le multiculturalisme étant l’idéal des politiques de Trudeau, il continuera à protéger les minorités aux dépens des collectivités. L’immigration à toute vapeur se poursuivra dans sa quête omniprésente de votes électoraux.

Ce nouveau gouvernement est là par défaut. Avec un chef conservateur fort et crédible, les libéraux seraient dans l’opposition. Ce n’est que partie remise.

— Francine Roy

Brillant choix de Guilbeault au Patrimoine

La formation de ce Conseil des ministres confirme que Justin a vieilli et a appris de ses erreurs. Le choix du Patrimoine pour Steven Guilbeault est brillant. J’entends déjà les commentaires de l’Alberta et de la Saskatchewan s’il avait été nommé ministre de l’Environnement. De toute façon, l’environnement n’est pas l’affaire d’un seul ministre ou d’un seul pays. 

— Gaétan Faubert

Il n’y a pas que deux provinces

Il n’y a pas seulement le Québec et l’Ontario au Canada. Ces deux provinces sont surreprésentées. Les provinces atlantiques ont vraiment été oubliées. Quant à celles de l’Ouest, espérons que Mme Freeland réussira à bien les représenter.

— Marielle Thibodeau

L’environnement ne compte pas

Je veux bien croire que ce gouvernement minoritaire ne fera pas long feu, mais il est très dommage que M. Guilbeault ait été écarté de l’environnement, un grand spécialiste qui aurait été dans ce ministère comme un poisson dans l’eau ! On voit bien que l’environnement n’est pas important pour ce gouvernement. Je crois que bientôt, M. Guilbeault changera son nom pour Hulot !

— Jean-Yves Lepage

Désolant

L’Atlantique et plus particulièrement le Nouveau-Brunswick sont les deux grands perdants de ce nouveau Cabinet : une ministre responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique venant de Montréal et aucun ministre au Nouveau-Brunswick. C’est désolant !

— Mario Doucet, Nigadoo, Nouveau-Brunswick

On surveille ça de près !

De bons choix, un bon équilibre entre les régions et un constat définitif des messages envoyés lors du dernier scrutin. On ne peut pas repartir de zéro à chaque mandat, alors on bâtit sur les forces, on donne de nouvelles responsabilités et on amène du sang neuf.

— Yvon Savaria

Que va-t-il faire au Patrimoine ?

M. Guilbeault au ministère du Patrimoine ? À gérer Radio-Canada ? Une décision étonnante. Pourquoi a-t-on recruté ce monsieur ? Pour sa notoriété en environnement avant tout. 

La plupart des journalistes saluent cette nomination sous prétexte d’éviter l’aliénation de l’Ouest canadien et de l’achat de Trans Mountain. Steven Guilbeault avait exprimé son opposition. Mais pourquoi donc le recruter, alors ? Pour des raisons purement électoralistes. On a tous cru qu’il serait ministre de l’Environnement. On évite de le brûler, mais à mon avis, il est déjà brûlé. 

Mesdames et Messieurs les journalistes, bien que je respecte vos analyses chevronnées basées sur votre vaste expérience, cette fois-ci je ne comprends pas votre raisonnement. Non mais, sérieusement, que va-t-il faire au Patrimoine, grands dieux ? Mettre au pas Netflix ? N’importe quel ministre peut le faire. Mais bon, je continuerai de vous lire ; la démocratie ces temps-ci a bien besoin de vous. 

— Serge De Blois

Placez Guilbeault à l’environnement

Je suis heureuse que le Québec ait plus de poids politique et que les ministres québécois aient pris du galon. Seul bémol : pourquoi avoir nommé l’environnementaliste Steven Guilbeault au Patrimoine alors que des solutions doivent être trouvées pour résoudre la crise climatique le plus rapidement possible ?

— Louise Girard, Varennes

Un Cabinet fort de ses faiblesses

Nul doute : le premier ministre Justin Trudeau a choisi son cabinet afin de combler ses faiblesses avec des personnalités fortes, soit l’unité nationale, les changements climatiques et les affaires étrangères. 

Le choix de Chrystia Freeland à titre de vice-première ministre et de ministre des Affaires intergouvernementales est excellent afin de maintenir un dialogue constructif avec plusieurs premiers ministres provinciaux conservateurs hostiles au Parti libéral.

De plus, la création d’un poste de lieutenant au Québec, en l’occurrence Pablo Rodriguez, permettra au gouvernement fédéral de faire un suivi plus efficace pour les dossiers québécois qui feront souvent surface à cause de la montée du Bloc québécois. 

Pour les changements climatiques, Steven Guilbeault, en tant que ministre du Patrimoine, pourra tout de même exercer son influence pour les cibles de diminution des GES et polir le discours du gouvernement face à la grogne de l’Ouest. 

Enfin, la nomination de François-Philippe Champagne permettra peut-être au Canada de rétablir un dialogue avec la Chine et l’Inde tout en consolidant nos relations avec nos alliés européens et américains. 

Une mention spéciale à Jean-Yves Duclos à titre de président du Conseil du Trésor qui, je l’espère, réglera une fois pour toutes les dossiers litigieux de la région de Québec, à savoir les contrats navals de la Davie, l’agrandissement du Port de Québec et la sauvegarde du pont de Québec.

— Jean Baillargeon, expert-conseil en communication et développement stratégique