Environnement : les petits gestes ne suffisent plus

« S'ils peuvent donner bonne conscience, les petits gestes... (Photo Thinkstock)

Agrandir

« S'ils peuvent donner bonne conscience, les petits gestes demeurent, et de loin, insuffisants pour changer l'inquiétante trajectoire sur laquelle notre société de surconsommation est engagée », juge l'auteur.

Photo Thinkstock

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Boisvert

Coordonnateur du réseau québécois pour la simplicité volontaire

Tous les petits gestes comptent, nous dit-on souvent. Éteindre la lumière lorsqu'on quitte une pièce, ne pas laisser couler l'eau inutilement, mettre dans le bac vert papier, carton, verre et métal. Tous sont invités à faire leur part, à contribuer à la préservation de notre environnement et à la lutte contre les changements climatiques. On fait des pas dans la bonne direction et on en vient ainsi à croire que leur somme, à terme, permettra de régler les problèmes et d'éviter la catastrophe écologique.

Malheureusement, ce n'est pas le cas. S'ils peuvent donner bonne conscience, les petits gestes demeurent, et de loin, insuffisants pour changer l'inquiétante trajectoire sur laquelle notre société de surconsommation est engagée. Il faut des changements plus importants pour espérer inverser celle-ci.

Pour atteindre les cibles de réduction de gaz à effet de serre que les scientifiques préconisent afin de limiter les changements climatiques, nous devons réduire de beaucoup notre consommation d'énergies fossiles. Pour préserver nos sols, notre eau, notre air, pour stopper l'extinction des plantes et des animaux, notre niveau de consommation doit diminuer. Nous ne pourrons y arriver avec seulement des petits gestes.

L'ampleur du défi exige celle des moyens pour y faire face. Personne n'ose nous le dire, mais cela demandera des efforts.

Un mot peu populaire : les gens n'aiment pas l'entendre, alors tant les politiciens que les environnementalistes évitent de le prononcer. On préfère se bercer de la belle illusion du capitalisme vert, du développement durable et de la joviale contribution citoyenne.

UNE TRANSITION DIFFICILE

Pour éviter l'effondrement vers lequel notre civilisation se dirige, nous devons agir sans tarder, changer nos habitudes, abandonner des comportements, une transition qui ne sera pas nécessairement facile. Manger peu de viande, posséder moins de voitures et les partager, réduire nos voyages, habiter des maisons plus petites, ne plus les remplir à déborder de toutes sortes d'objets... En résumé, vivre plus sobrement. Abandonner la dangereuse croyance qu'il nous en faut toujours plus.

La menace est grave ; si nous ne modifions pas notre mode de vie, celui-ci nous mènera à notre perte. Le virage est encore possible, mais il ne pourra se faire sans efforts de nous tous. Le temps presse, mettons-nous à l'oeuvre maintenant.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer