Cours d'économie au secondaire : un gage de prospérité !

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« L'éducation économique et la sensibilisation à l'entrepreneuriat auprès des jeunes, ainsi que la capacité du système d'éducation de répondre aux défis et aux besoins du marché de l'emploi, sont des enjeux cruciaux pour notre avenir économique », écrit l'auteur.

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Yves-Thomas Dorval

Président-directeur général du Conseil du patronat du Québec

Afin de bien préparer nos enfants à relever les défis auxquels ils feront face dans la vie, nous devons nous assurer collectivement qu'ils apprennent les notions de base de la gestion des finances personnelles et du fonctionnement de l'économie.

À cet effet, la réintégration dans le cursus scolaire du secondaire des cours d'économie obligatoires, telle que proposée par le ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, serait un facteur important favorisant une meilleure prospérité pour notre société, car elle permettra de mieux outiller de futurs citoyens pour leur vie de tous les jours.

Rappelons que, selon certaines études indépendantes, il semble que les adultes québécois sont moins compétents en littératie et en numératie financière que la moyenne des habitants des pays de l'OCDE, et il s'agit d'un enjeu dont l'importance est de plus en plus évidente de nos jours. Comprendre les notions d'intérêt composé, de prix, de budget, d'offre et de demande et d'autres concepts économiques ou financiers permet aux consommateurs non seulement de mieux comprendre les produits qui leur sont offerts et de prendre de meilleures décisions, mais aussi de participer de façon mieux informée aux débats de société. 

SENSIBILISER À L'ÉPARGNE

Alors que les enjeux liés à la viabilité des régimes de retraite sont de plus en plus pressants, ces formations pourraient contribuer à sensibiliser davantage les futurs cotisants à leur situation et aux choix qui s'offrent à eux, et conséquemment à leur besoin d'épargne en vue de la retraite.

Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, ont intégré à leur cursus scolaire un cours obligatoire sur les finances personnelles, et 45 pays, dont 14 du G20, se sont aussi dotés d'une stratégie nationale en la matière. La Colombie-Britannique a introduit en 2004 un cours obligatoire sur la gestion des finances personnelles, et l'Ontario intègre depuis 2011 des notions de finances personnelles dans son programme général de la quatrième à la douzième année. 

Au Québec, le Conseil du patronat du Québec plaidait depuis plusieurs années pour un retour de la littératie financière à l'école, qui avait été abolie en 2009.

En fait, les jeunes qui sont sensibilisés à l'éducation financière économisent plus, empruntent moins, ont plus de succès sur le plan des finances que le Canadien moyen et, en conséquence, ils sont plus indépendants, prévoyant mieux leur propre retraite : voici ce qui ressort d'un rapport de 2011 publié par le Boston Consulting Board pour Junior Achievement Canada, un organisme consacré à l'éducation financière et entrepreneuriale des jeunes et offrant des programmes d'éducation économique. 

Selon ses résultats, pour plus de 65 % des participants, les programmes ont eu un impact significatif sur leur décision de ne pas abandonner l'école et de poursuivre des études postsecondaires et, pour 70 % d'entre eux, cela a eu aussi un impact significatif sur leur désir de devenir un entrepreneur.

L'éducation économique et la sensibilisation à l'entrepreneuriat auprès des jeunes, ainsi que la capacité du système d'éducation de répondre aux défis et aux besoins du marché de l'emploi, sont des enjeux cruciaux pour notre avenir économique et pour notre capacité de léguer aux générations futures un Québec prospère. 

Même si cette initiative n'est pas une solution miracle, et que les parents ont aussi une responsabilité, il n'en demeure pas moins que l'école a un rôle clé à jouer pour améliorer les connaissances de base de la gestion des finances personnelles des jeunes Québécois.

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