Ma chère Eugenie

« Tu as n'a que 22 ans, ma chère... (PHOTO AARON VINCENT ELKAIM, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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« Tu as n'a que 22 ans, ma chère Eugenie. Il n'est jamais trop tard pour transformer ta vie », écrit Francine Laplante.

PHOTO AARON VINCENT ELKAIM, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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Ma chère Eugenie, je sais très bien que j'ai peu de chances que tu puisses prendre connaissance de ma lettre.

Comme tu le dis haut et fort, tu te contrefous carrément des commentaires des gens sur tes choix et tes performances. Mais je le fais quand même !

Au début de la semaine, lors d'une conférence de presse après un autre revers dont tu as mis la faute sur tout ce qui bouge sauf toi-même, tu t'es adressée aux journalistes (donc par le fait même à tes fans) avec un ton sec, pour ne pas dire arrogant, laissant entendre que tu n'avais pas le goût de te taper la frénésie de Montréal, aimant mieux visiter des musées dans le monde.

Je pense que tu ne réalises pas, Eugenie, la chance que tu as dans la vie.

Tu es belle comme un coeur, la vie t'a donné un talent démesuré, tu pourrais devenir l'idole d'une génération. Mieux, tu pourrais transformer par tes paroles et tes actions le parcours d'une génération entière.

Tu n'as que 22 ans, ma chère Eugenie. Il n'est jamais trop tard pour transformer ta vie, pour modifier tes comportements, pour regarder la vie qui se déroule autour de toi. La vie, Eugenie, la vraie vie ! Celle de tes fans, celle des gens qui te permettent de te payer tous tes désirs. 

Ces fans qui travaillent à la sueur de leur front, ayant peine et misère à joindre les deux bouts, ces fans qui se déplacent pour te voir, qui économisent pour acheter les objets de tes commanditaires. Tes fans qui t'aiment malgré tout et dont tu ne mérites présentement pas l'amour.

Je te propose de remplacer ta visite des musées par une journée VIP avec moi. Durant cette journée, je vais te faire visiter les jeunes qui combattent le cancer et que j'accompagne en fin de vie. Tu sais, ces jeunes qui ont ton âge, qui sont alités en attendant la mort et qui n'ont rien d'autre à faire que regarder tes matchs et ce que tu dis dans tes conférences de presse. 

Ces jeunes qui donneraient tout pour être à ta place. Petit détail : il n'y aura aucun cachet pour cette visite, mais le bien-être que tu pourrais en ressentir égalerait, j'en suis certaine, les millions de tes commanditaires.

Je te fais aussi une suggestion de coach : P.K. Subban ! Il ne connaît peut-être pas beaucoup le tennis, mais il excelle dans l'art de donner. Donner à ses fans, sa communauté, ses commanditaires.

Car pour mériter l'admiration de tous et gagner ta place parmi les plus grands, il faut donner, donner et redonner.

Et malheureusement, c'est impossible quand on se borne à ne vouloir que recevoir...

L'avenir nous dira comment tu auras choisi tes chemins. Tu as la chance d'être encore toute jeune. Moi, mon coeur de mère souhaite encore, peut-être naïvement, que tu saches prendre une décision de coeur plutôt qu'une décision glamour qui, parfois, s'avère très éphémère.

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