J'aimerais que toi aussi tu donnes

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«J'ai un ami qui donne beaucoup, parce qu'il est comme ça. Il aime le monde, il aime voir les gens sourire», explique Zoé Lamontagne.

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Zoé Lamontagne

Es-tu du genre à donner ton vieux linge aux friperies ? À tes soeurs ? À tes cousines ?

Avoue que c'était malade, quand on était petits et qu'on avait une tante qui arrivait à la maison avec de gros sacs de jouets pis de linge ! Même si on sait que ces objets ont eu une vie avant, ça ne leur enlève rien. C'est même encore plus hot ! Savoir que quelque chose va servir plus et plus longtemps, moi, ça me fait plaisir. 

Je ne sais pas si c'est l'âge qui fait ça, mais j'essaie de jeter le moins possible. Pas dans le sens que je garde tout compulsivement, mais plutôt que j'essaie de toujours réutiliser, transformer, donner, recycler et composter.

Je ne suis pas non plus «over pratiquante». Je ne vais jamais porter mes bouteilles consignées au dépanneur. Honte à moi ! Mais je les garde dans un sac et quand je vois un vieux monsieur devant chez moi qui fait les bacs de recyclage, je monte en courant, je prends mon sac de canettes et je cours derrière lui.

J'aime faire une bonne affaire, avoir quelque chose pour pas cher, gratis ou pour presque rien et m'en servir beaucoup. J'ai l'impression que je ne gaspille pas et je pense souvent à mes grands-parents qui ont grandi avec pas grand-chose. J'aime aussi l'histoire des choses, regarder un objet et le mettre dans son contexte, son époque. Je me rappelle que, dans le temps, on ne jetait pas. On réparait. J'essaie de le faire le plus souvent possible et, quand je réussis, j'ai l'impression d'avoir monté un gros module de Lego sans les plans ! Yé ! Une amie m'a dit il n'y a pas longtemps ce que son père lui répète depuis toujours : «Ce que tu te mets dans la tête pis dans le ventre, personne ne peut te l'enlever».

Je trouve ça important de garder son cerveau actif, en création, en résolution de problèmes, en réflexion, mais aussi en utilisant notre faculté d'être ému, empathique, compréhensif, émerveillé.

J'essaie aussi de réparer les gens dans mon entourage. Dans mes amitiés, je prends le temps de jaser, d'écouter, de poser des questions. Des fois, on peut réparer une relation, on n'est pas toujours obligé de jeter.

Écouter, remettre en question, même juste être là, ça peut faire une différence. Donner du temps, c'est quelque chose qu'on peut faire même quand on n'a rien. En plus, c'est gratuit et ça fait du bien.

J'ai un ami qui donne beaucoup, parce qu'il est comme ça. Il aime le monde, il aime voir les gens sourire et il ne supporte pas que quelqu'un commence sa journée le ventre vide. Quand je l'ai rencontré, ç'a été un coup de foudre. C'est un grand timide, mais aussitôt qu'il se dégêne, watch out les fous rires ! Il apportait toujours des surprises au travail, pour que tout le monde ait le ventre plein, sans cibler celui ou celle qui avait un frigo vide à la maison. C'était devenu une tradition au travail de se demander : «Qu'a fait le Richard, ce matin ?»

Maintenant, c'est nous qui donnons à Richard. Il est en attente d'une greffe de rein. Il est en dialyse trois fois par semaine. On donne du temps en allant le voir, en rigolant, en se confiant.

J'aimerais que toi aussi tu donnes. Tu peux donner ta signature derrière ta carte d'assurance maladie. Cette semaine, c'est la Semaine du don d'organes. Donne du temps, parles-en à tes proches.

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