Jouer à la roulette russe

Émile Poirier, des Flames de Calgary, complète sa mise... (Photo Jayne Kamin-Oncea, USA TODAY Sports)

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Émile Poirier, des Flames de Calgary, complète sa mise en échec à l'endroit de Shea Theodore, des Ducks d'Anaheim. Les joueurs de hockey jouent à la roulette russe avec leur santé, selon l'auteur.

Photo Jayne Kamin-Oncea, USA TODAY Sports

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Léon Dontigny md.

La commotion cérébrale dans le sport est beaucoup mieux documentée et prise en charge sur le plan médical, mais les protocoles de gestion se situent dans le domaine de la prévention secondaire, c'est-à-dire après coup.

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Vancouver Canucks' Alex Biega, left, checks Los Angeles Kings' Tanner Pearson during the third period of an NHL hockey game in Vancouver, B.C., on Monday April 4, 2016. THE CANADIAN PRESS/Darryl Dyck

« Mieux vaut prévenir que guérir » est un adage qu'on semble avoir remis aux oubliettes. Les épidémiologistes impliqués en maladie accidentelle ont ajouté cette phrase : rien n'est moins accidentel qu'un accident, puisqu'il est évitable dans la majorité des cas.

Nous apprenons maintenant par de l'information privilégiée que les propriétaires de club et le grand manitou de la Ligue nationale de hockey se préoccupent davantage de protéger leurs arrières que de protéger des joueurs qui acceptent de jouer à la roulette russe pour la gloire et des salaires faramineux.

Depuis que les joueurs portent le casque, l'incidence des commotions a augmenté, de la même façon qu'elle a augmenté chez les joueurs de football qui, de mémoire d'homme, ont toujours porté le casque.

La raison est bien simple : la violence dans le sport. Vince Lombardi, que d'aucuns reconnaissent comme le meilleur coach du football professionnel américain, considérait que le football n'est pas un sport de contact, mais un sport de collision.

COMME LES JEUX ROMAINS

Au hockey, le commentateur sportif Réjean Tremblay considère que le hockey est devenu un sport brutal. Pour lui, le règlement qui permet de compléter une mise en échec est stupide, puisqu'il permet de frapper un joueur qui n'est pas en possession de la rondelle, ce qui est interdit. Malheureusement, ce que l'on observe nous rappelle les jeux de l'Empire romain ; les gladiateurs ont été remplacés par des fiers-à-bras et l'empire des jeux a imposé sa loi.

C'est le leadership médical qui doit plutôt imposer les règles de la prévention de ce fléau qui frappe des sportifs professionnels dans la fleur de l'âge. L'occasion est belle, à l'heure où les promoteurs de la Ligue nationale de hockey ne comprennent pas pourquoi le nombre de buts a baissé de façon notable. Et si les joueurs avaient la chance de jouer !

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