Une décision qui défie toute logique

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L'auteur demande au président du Conseil du trésor de revenir sur sa décision d'imposer des compressions dans des milieux d'hébergement non institutionnels.

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Bruce Schneider

Boisbriand

À Monsieur Martin Coiteux, président du Conseil du trésor du Québec.

En ce début d'année 2016, je tiens à vous souligner l'immense contribution à la collectivité québécoise de tous ces responsables oeuvrant dans le réseau comptant 7800 petits milieux d'hébergement non institutionnels, communément appelés des ressources intermédiaires (RI) et de type familial (RTF), et qui prennent en charge chaque jour quelque 24 000 personnes adultes, les plus démunies de la société.

Ces milieux de vie, majoritairement constitués d'une main-d'oeuvre féminine, procurent à des personnes vivant avec des handicaps divers - qu'ils soient d'ordre cognitif, de santé mentale ou en perte d'autonomie - une assistance continue, un hébergement convivial et tout l'encadrement sécuritaire et les bons soins dont elles ont tant besoin. Des milieux qui n'ont plus à faire la démonstration quant aux économies engendrées par votre gouvernement.

Et pourtant, je cherche toujours à comprendre votre logique derrière ces récentes décisions administratives de sabrer massivement les salaires de ces femmes et hommes. Comment doit-on interpréter ce raisonnement rétrograde de punir un travailleur qui accomplit un bon travail dans le cadre de sa prestation de services, en faisant réaliser des progrès à la personne hébergée, et qu'en retour, ce travailleur verra son salaire diminué ? Cela défie toute logique. Je vous invite à trouver un employeur au Québec qui agit de la sorte. À moins que vous considériez cette pratique comme innovatrice en ces temps d'austérité.

Cette année risque fort de s'avérer turbulente dans nos milieux, car plusieurs d'entre nous n'auront d'autre choix que de cesser complètement leurs activités.

Les pertes financières sont trop considérables, se chiffrant annuellement en milliers de dollars pour des centaines de ressources, car elles portent directement atteinte à notre viabilité financière.

Inévitablement, de telles décisions culmineront vers des fermetures non souhaitables et la relocalisation de centaines - voire de milliers - de personnes vulnérables vers d'autres milieux d'hébergement. J'en appelle à vous, Monsieur Coiteux, pour revoir votre position et faire en sorte que cette catastrophe annoncée soit à tout prix évitée.

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