L'éducation : une priorité pour tous !

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« Le gouvernement et ses dirigeants, dans leur bureau, sont loin de la réalité des écoles à travers le Québec », affirme l'auteur. Sur cette photo, le ministre de l'Éducation, François Blais.

Photo Robert Skinner, archives La Presse

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Julio-Gabriel Aragon-Gagné

École secondaire Henri-Bourassa, Montréal-Nord

Le système d'éducation est un sujet controversé depuis plusieurs années. Ce qui se passe entre le gouvernement et les employés du système scolaire le démontre.

Le système d'éducation pourrait être comparé à un système pyramidal ; ce sont les gens au sommet de la pyramide qui prennent les décisions pour ceux qui sont au plus bas. Malheureusement, ils ne connaissent pas les besoins et ne reconnaissent plus l'importance de la base de cette pyramide.

Ne blâmons pas seulement le gouvernement, les enseignants ont aussi leur part de responsabilité dans ce chaos grandissant. Comment pourrions-nous améliorer ce système qui, de nos jours, est défaillant ? Selon moi, nos dirigeants n'ont plus conscience de ce qui se passe dans les écoles, tandis que nos enseignants devraient retrouver la passion de l'enseignement au lieu de débattre des détails de leurs tâches.

Le gouvernement et ses dirigeants, dans leur bureau, sont loin de la réalité des écoles à travers le Québec.

Ils n'ont aucune conscience des besoins actuels des écoles avec une clientèle ayant des difficultés diverses et grandissantes. La classe n'est point une démocratie, les compétences et le jugement des enseignants doivent cesser d'être remis en question. Aujourd'hui, dans nos écoles dites « régulières », les élèves avec des défis particuliers sont de plus en plus nombreux. Pourtant, les enseignants sonnent l'alarme et ne sont guère entendus. Ils ne sont plus reconnus comme professionnels. Donc, si les haut placés démontraient plus de confiance envers le travail des enseignants, les grèves n'auraient plus lieu d'être.

En ce qui concerne les enseignants, ce qui pour moi m'apparait le plus triste est cette perte de passion dans leur profession. Plusieurs enseignants, de nos jours, sont plus préoccupés par le nombre de minutes dans leur tâche que par leur tâche première, soit celle d'enseigner. Chaque jour, les enseignants ont des périodes libres pour planifier et organiser leur tâche. Quel travail permet une heure de planification par jour ? Compter leurs minutes pour ne pas en faire trop cause un climat de travail maussade et fait en sorte que chacun travaille pour soi au lien de faire un travail d'équipe-école qui, selon moi, est plus motivant. Revenir à leur travail de base serait tout indiqué.

Ce sujet sera encore d'actualité dans des dizaines d'années. L'éducation doit être une priorité pour tous. Donc, nos dirigeants et nos enseignants auraient tout intérêt à travailler en collaboration. Les enfants dans nos écoles seront nos dirigeants de demain, alors pensons-y.

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