Le logement social, un enjeu oublié ?

« Il en va de l'intérêt de notre quartier... (Photo David Boily, archives La Presse)

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« Il en va de l'intérêt de notre quartier de même que de celui d'un nombre toujours croissant de circonscriptions urbaines de remettre au coeur de cette campagne les revendications en matière de logement », plaide l'auteur.

Photo David Boily, archives La Presse

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Sébastien Sinclair

Étudiant à la maîtrise en science politique, UQAM

En cette campagne électorale qui prend son envol, l'un des enjeux fondamentaux, pour notre circonscription d'Hochelaga, de même que pour un grand nombre de circonscriptions au Canada, est certainement celui du logement social. Le besoin à ce niveau, non seulement pour notre quartier, où les besoins sont certes criants, mais aussi pour bon nombre de localités à travers le pays, est tel qu'il ne peut plus être ignoré.

Alors que le gouvernement conservateur fait, depuis de nombreuses années maintenant, la sourde oreille quant aux demandes des différents groupes et organismes de la société civile - ici comme ailleurs au pays - et réduit le financement dans ce domaine, menaçant littéralement des familles, des enfants, des aînés et des personnes handicapées de se retrouver à la rue, seul le NPD, dont la porte-parole en matière de logement est la députée d'Hochelaga, Marjolaine Boutin-Sweet, semble réellement conscient de la nécessité de financer adéquatement et de manière permanente ce type d'habitations.

Comme le souligne, à juste titre, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), de même que la Fédération des coopératives d'habitation intermunicipale du Montréal métropolitain (FECHIMM), appuyée en cela par Mme Boutin-Sweet, la viabilité des différentes formes de logements sociaux est directement remise en cause par le non-renouvellement du financement, par le gouvernement fédéral, des conventions qui ont permis à celles-ci de voir le jour, ainsi que des subventions aux ménages à faible revenu.

Le non-renouvellement des ententes entre le fédéral et les coopératives menace non seulement les individus à faibles revenus dont le loyer risque d'augmenter de manière draconienne, mais aussi l'ensemble du parc de logements abordables.

Cette situation se retrouve ici même, à Hochelaga, comme ailleurs au pays.

Ainsi, alors que le Parti conservateur s'entête à ignorer ce mode de lutte contre les inégalités et la pauvreté, que l'on sait par expérience être efficace, que le Parti libéral, de même que son chef, tarde, encore et toujours, à s'engager clairement sur cet enjeu et que le Bloc québécois semble de moins en moins apte à attirer un électorat plus enclin à participer à la définition des politiques fédérales qu'à laisser le champ libre aux conservateurs, seul le Nouveau Parti démocratique, en s'engageant à reconduire le financement du parc locatif existant et à réinvestir plus largement dans ce secteur, nous semble apporter des solutions concrètes quant à cette problématique.

Il en va de l'intérêt de notre quartier de même que de celui d'un nombre toujours croissant de circonscriptions urbaines de remettre au coeur de cette campagne les revendications en matière de logement. En effet, bien que cet enjeu ne reçoive pas la couverture médiatique à laquelle nous pourrions nous attendre, compte tenu de son importance, nous croyons fermement à la nécessité d'assurer la pérennité des politiques sur le logement social, mode d'action politique et communautaire qui, comme nous l'avons précédemment souligné, a fait ses preuves.

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