La balle, le gouffre et les parents

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L'auteure constate un manque de ressources pour son enfant aux prises avec des difficultés s'apparentant à des troubles de santé mentale.

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Julie Philippon

Avez-vous lu le texte de Rima Elkouri, « Une balle et un gouffre » ? Présentement, nous sommes cette balle, qui cherche de l'aide, du soutien une place et des services pour notre fils qui ne va pas bien.

Nous vivons par choix à la campagne (mais pas au bout du monde !), nous sommes des parents impliqués, présents, aimants, qui cherchons des réponses depuis ses 18 mois, l'âge à laquelle nous avons eu une première référence pour une consultation.

Fiston a toujours été sur le « bord de », sans vraiment obtenir de diagnostic en lien avec ses difficultés actuelles. Sauf que présentement, ça ne va pas bien du tout. Même si son prof et la technicienne en éducation spécialisée de son école sont extraordinaires, il se retrouve exclu la moitié du temps, ce qui implique que nous, ses parents, devons prendre la relève.

C'est une situation temporaire, mais comme il ne reste que quelques semaines d'ici la fin de l'année scolaire, c'est difficile de savoir si nous pourrons avoir de l'aide de la commission scolaire, que ce soit de la scolarisation à la maison, un répit ou du soutien

Du côté du CLSC, nous n'avons droit à rien, puisque notre fils est déjà suivi par la pédopsychiatre de la région. Même si son cas est mis en priorité il n'y a qu'une seule psychologue disponible et elle a déjà une longue liste d'attente de cas urgents.

NOUS SOUFFRONS AUSSI

Donc, le gouffre, c'est aussi nous. Dans notre coeur, dans nos poches, dans notre tête. Et ce gouffre s'agrandit, tous les jours. Sans rien. Sans aide. Ou plutôt, sans celle dont nous avons besoin pour notre fils.

Nous sommes à la fois la balle, le gouffre et les parents d'un enfant souffrant. Et nous souffrons aussi, de plus en plus épuisés.

La santé mentale des jeunes, quand elle ne va pas bien, quand elle n'est pas bien prise en charge, affecte aussi les grands et vice-versa. Ne l'oublions pas.

Vers qui se tourner maintenant ? Quelles ressources nous reste-t-il ? Faut-il faire l'autruche et ne pas répondre lorsqu'on reçoit un appel de son école ? Faut-il appeler la DPJ ? L'hôpital ? Une plainte ? À qui ? À quoi ?

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