Comme dans une famille

Nous sommes une famille de quatre: maman, papa et deux beaux enfants... (Illustration Thinkstock)

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Martin Fullum

Notre-Dame-de-l'Île-Perrot

Nous sommes une famille de quatre: maman, papa et deux beaux enfants adolescents.

Depuis maintenant plus de 15 ans, l'âge de notre aîné, nous avons dû affronter plusieurs situations financières: un retour au Québec après une absence de six ans, avec un deuxième enfant bien en route, une situation économique difficile en informatique, domaine de travail de papa, qui a mis la petite famille dans une situation précaire à quelques reprises et d'autres urgences de famille que j'appellerai ici «c'est la vie».

Donc, à chaque stade de notre vie de famille, nous avons dû prendre des décisions financières afin d'accommoder les fluctuations de notre budget. Autrement dit, quand ça va bien, on se permet d'ouvrir le portefeuille un peu plus grand. Quand ça va moins bien, on s'assume et, comme toute famille responsable, on resserre l'étau, parfois très serré, et la priorité est aux dettes avant les dépenses frivoles; moins de bouffe au resto, des vacances près de la maison, on prend le train de banlieue au lieu de l'auto pour se rendre au travail, on garde notre vieux téléphone intelligent.

Est-ce que toute la petite famille en est heureuse? Sûrement pas, mais comme je l'ai répété 100 fois à mes enfants en ces temps plus difficiles: «Si vous voulez un jour retourner à une vie plus confortable, il faut faire ces sacrifices maintenant.»

En bref, on pratique l'austérité dans nos finances.

Le même principe

Est-ce que les finances de notre gouvernement, oui notre gouvernement, pas celui des autres, sont vraiment différentes? Le principe est le même. Quand ça va bien, on ouvre le portefeuille un peu plus grand et quand ça va moins bien...

Aujourd'hui, en 2015, le Québec est très mal en point. Beaucoup de dépenses, certaines plus folles que d'autres, et peu de zèle comptable pendant nombre d'années ont entraîné une dette monstre; près de 275 milliards. Une dette qui augmentera encore de l'ordre de 6 milliards d'ici le 31 mars 2016. 209$ la seconde. Dans une province où le taux d'imposition est déjà carrément aberrant.

Dans ce cas, qu'est-ce que notre gouvernement peut faire? Qu'est-ce que notre gouvernement doit faire? Notre gouvernement doit être responsable et oui, en effet et en pratique, il doit imposer une certaine austérité. Le cas échéant, comment couper, comment rationaliser les dépenses? En faisant des choix rarement faciles et sûrement pas toujours des plus populaires. Notre famille, comme la vôtre, prendra quelques coups dans les prochaines années. En serons-nous ruinés? J'en doute. Nous devrons tous être patients et récolter le fruit de nos sacrifices en cours de route. C'est le devoir de tous de voir à nos affaires, familiales ou gouvernementales.

Insisterons-nous à l'avenir pour que notre gouvernement gère les finances publiques de manière responsable? Je l'espère. Peut-être le Québec ne se retrouvera-t-il plus dans une position financière intenable. En attendant, assurons-nous de préparer les meilleurs jours avec courage et conviction. Pas avec des rhétoriques niaises à saveur politique et des cris d'enfants gâtés.

Les finances du Québec, c'est autant mon budget et celui de milliers de familles québécoises silencieuses qui choisissent d'aller travailler et d'étudier en paix plutôt que de manifester et de provoquer les forces policières.

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