Le cauchemar de Stephen Harper

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Stephen Harper

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Daniel Paillé

Ancien chef du Bloc québécois, économiste et financier.

Selon la loi canadienne, nous sommes à six mois des élections.

Un ministre d'importance a déjà quitté. Normal pour quelqu'un d'encore jeune voulant mieux vivre de ses contacts. Deux autres annoncent, six mois en avance, qu'ils ont déjà l'esprit ailleurs, mais ils conservent leur ministère. Inhabituel, à moins que le grand patron lance tous les dés rapidement?

Des anciens et des nouveaux s'affichent. On dit qu'un ambassadeur sera de discours en discours, sans attendre ceux des «Champs-Élisée» ? Un autre quitte son assemblée provinciale, sans passer par la caisse? Le père du Bonhomme quitte plus vite que la fonte des neiges! Déjà le débat sur les débats. Que de précipitations!

Le 21 avril, après avoir pris beaucoup de temps pour chausser les souliers de son prédécesseur, une lecture sera faite par l'homme aux nouvelles chaussures. Les opposants s'opposeront, en promettant que de nouvelles bottines suivront leurs babines. Tout sera à refaire. Le printemps, l'été et le début d'automne pourraient être perdus.

Rêveries au 24 Sussex. Un homme en sueurs froides se lève et raconte son terrible rêve à sa conjointe.

«J'étais dans mon bureau et il arriva à l'improviste, comme il le faisait parfois pour les mauvaises nouvelles, en me disant: "Tu sais, quand je vais témoigner en juin, faudra bien dire la vérité, et ce sera un peu plus amusant pour les journalistes que ce qui se dit actuellement. Ça pourrait faire mal..."»

«Il disparut, remplacé par un genre d'Humpty Dumpty...»

«"Tu sais, quand je vais témoigner à la fin juin, ce sera très croustillant. Ça va faire très mal..."»

«Puis il est disparu lui aussi.»

«J'ai vu le procès, commencé la semaine dernière, s'arrêter le 12 mai, reprendre le 1er juin, ne se terminer qu'après la Confédération... pour faire durer le plaisir. Un été d'épluchettes de blé d'Inde et de rodéos à attendre... puis le jugement dernier du 19 octobre.»

«Quel cauchemar, darling! Je vais avoir six mois de mauvais rêves, de nuits sombres et ombrageuses... À moins que... tant qu'à choisir...»

Tout n'est-il pas en place? Le procès sera long, de plus en plus croustillant. Les volontaires se pressent pour renouveler l'équipe. Les provinciaux sont passés (Québec, Ontario et bientôt l'Alberta). Le Parlement sera paralysé pendant six mois...

Il y a une loi; bof! Ce ne sera pas la première fois que... Après quatre ans et un peu plus, personne ne se plaindrait si, juste après le budget, une élection générale était déclenchée, par exemple pour le 1er juin 2015.

Entre deux maux, il faut choisir le moindre.

Certains pourraient être pris de court.

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