Contre la guerre

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L'auteur dénonce la participation du Canada à la guerre en Irak contre le groupe État islamique, qu'il voit comme une offensive contre un ennemi qui ne peut menacer notre pays.

Photo archives Reuters/U.S. Air Force

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Dominique Bhérer

Médecin vetérinaire, Maniwaki

Je suis contre la participation du Canada à des guerres d'agression. Le Canada est passé d'arbitre des conflits à agresseur. La guerre n'a rien de noble, contrairement à ce que les politiciens des deux côtés veulent nous faire croire. Après la torture, qui l'accompagne inévitablement, la guerre est la plus vile des activités humaines.

Dès que la guerre est déclenchée, il n'y a plus de justice: tous les coups sont permis et les meilleurs soldats sont les plus cruels (Érasme). La première raison d'attaquer un autre pays, c'est de voler ou de contrôler ses ressources, ses capitaux, son territoire.

De leur côté, pour s'imposer, les politiciens doivent créer des conflits dans leur parti, leur pays et à l'étranger, si nécessaire. Ils ont des raisons stratégiques pour déclencher des guerres: détourner l'attention des problèmes locaux et, surtout, jouer les héros afin de se faire du bénéfice politique. En temps de guerre, tout le monde serre les rangs. On applaudit et réélit le chef (Bush, Poutine) qui envoie de jeunes gens se faire tuer et tuer d'autres jeunes gens - et beaucoup de civils - , en les trompant, tels les Blair et Bush à propos de l'Irak.

On fait croire aux soldats qu'il faut défendre Dieu, la patrie, la démocratie. Est-ce que le mensonge, le vol, la torture, l'assassinat à distance, les bombes à fragmentation, au phosphore, à l'uranium appauvri, font partie des valeurs démocratiques si chères aux Harper, Cameron et Obama? Les César, Napoléon et Tamerlan, sont toujours considérés comme des héros, même s'ils ont entrainé la mort violente de millions de gens et un immense gaspillage de ressources.

Érasme affirmait il y a 400 ans qu'il en coûterait dix fois moins pour acheter la paix que pour faire la guerre. L'Irak (ou plutôt son pétrole) aura coûté aux contribuables américains plus de 2000 milliards. Combien de fois plus aux Irakiens et tous les Terriens?

Je ne crois pas que lancer des bombes à l'autre bout de la Terre sur des gens plus pauvres que nous, souvent des civils, qui ne nous ont rien fait et qui n'ont ni les bateaux ni les avions pour nous envahir, soit une façon de promouvoir la paix. Je ne pense pas non plus que le Canada devrait s'associer à des pays comme les États-Unis, l'Angleterre et la France, des vendeurs d'armes qui tolèrent la torture et l'assassinat et n'ont jamais cessé de comploter pour s'emparer des ressources des autres pays.

Avant de s'engager dans une guerre offensive, alors que notre pays n'est nullement menacé, le gouvernement devrait être obligé de consulter le Parlement lors d'un vote secret et libre, puis de tenir un référendum. Au lieu de jeter de l'huile sur le feu, le Canada devrait s'en tenir à un rôle de médiateur et consacrer les milliards épargnés à aider les populations ruinées par la guerre.

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