Plein le dos des manifestations!

Je fais partie de la majorité silencieuse et j'en ai plein le dos de voir les... (Photo David Boily, archives La Presse)

Agrandir

Photo David Boily, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Guy Jobidon

Retraité, Terrebonne

Je fais partie de la majorité silencieuse et j'en ai plein le dos de voir les étudiants contester pour la poursuite de services qu'ils n'ont pas payés et que nous n'avons plus les moyens de nous payer.

J'ai été étudiant et j'ai moi aussi assisté à des réunions qui s'éternisaient de façon outrageuse pour que le vote aille dans le sens qu'on veut lui donner. J'ai vu des étudiants quitter ces interminables réunions parce qu'ils devaient aller travailler ou tout simplement découragés de voir qu'elles tournaient en rond.

J'ai été témoin, comme on voit en ce moment, de votes à main levée pour une grève où on risque d'être ostracisés ou bousculés par les grandes gueules et leurs gros bras. Tant et aussi longtemps que vous ferez des votes à main levée, vous, dirigeants d'associations étudiantes, n'aurez aucune crédibilité.

Vous agissez exactement comme certains bonzes syndicaux; d'ailleurs, l'argent vient d'eux. Si on ne pense pas comme vous, on est contre vous. Belle démocratie.

Bien sûr, vous détenez la vérité et vous allez sauver tous ces programmes. Qui d'autre que vous peut clamer haut et fort que politiciens, hommes d'affaires et policiers veulent spolier des acquis pour lesquels vous n'avez ni travaillé ni payé?

L'égalité pour tous et dans tout n'existe pas; c'est un concept utopique. Nous n'aspirons pas tous à la même chose dans la vie et c'est bien ainsi. Celui qui travaille plus aura plus.

Tous les services que nous demandons à nos élus doivent être payés par des contribuables, ce que vous, étudiants, n'êtes pas encore. Lorsque tu paies, tu as droit au chapitre.

Nous, on pense à vous

Il faudrait comprendre que les coupes demandées sont pour vous, votre avenir. Nous ne devons pas hypothéquer votre futur. L'équation présente est pourtant simple: nous payons présentement des millions uniquement pour les intérêts de la dette. Nous avons vécu au-dessus de nos moyens et aujourd'hui nous devons passer à la caisse.

Pour moi, un gouvernement qui me dit que nous devons cesser d'emprunter uniquement pour payer l'épicerie est un gouvernement lucide.

Je fais partie de la majorité silencieuse et je suis tanné de payer pour ceux qui n'ont pas le courage de travailler à leur propre bien-être et qui retardent volontairement leur entrée sur le marché du travail pour demander qu'on continue à leur offrir des services qu'ils n'ont pas payés.

Puisque votre statut d'étudiant vous condamne à manifester, j'espère que ce gouvernement, contrairement au précédent et pour votre avenir, ne vous donnera pas ce que vous n'avez pas encore mérité. Et, de grâce, ayez au moins le courage de vos convictions et manifestez à visage découvert.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

la boite:2525685:box

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer