Dans la cour de qui?

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Michel Desautels

Infirmier, Montréal

L'auteur réagit au texte de Gaétan Frigon, «Dans la cour des autres», publié hier.

Ainsi monsieur Frigon, nous sommes atteints, nous de la fonction publique, du syndrome «pas dans ma cour». Serions-nous plus avisés de faire ce que nous demande le gouvernement? Geler nos salaires, voilà, selon vous, une bonne solution. Les prix à l'alimentation, ils vont être aussi gelés? Le prix de l'essence? Les listes d'attente en chirurgie vont diminuer avec moins de personnel en soins, croyez-vous? Le privé va tout régler ça? Donc les riches pourront se faire soigner et les pauvres n'auront qu'à crever? Sélection naturelle?

Laissez-moi vous corriger dans au moins une de vos affirmations. Vous écrivez «effort collectif». Êtes-vous bien sûr que ce terme est approprié? Que font les pétrolières, les pharmaceutiques, les sociétés minières pour réduire notre déficit? Quand on dit «collectif» faut-il les exclure? Ces compagnies, maintes fois milliardaires, profitent de nos routes, de nos infrastructures, de nos subventions. Ne serait-ce pas le temps pour elles de retourner l'ascenseur au système public? Que fait le gouvernement pour aller chercher ce retour d'ascenseur? Est-ce que nos députés font leur part pour l'effort collectif?

Personne ne semble contre l'idée de diminuer le déficit, mais peut-on parler des moyens préconisés? Regardez ce qui s'est fait ailleurs, quand on a réduit les dépenses plutôt que d'aller chercher des revenus supplémentaires. En France, en 2010, une dette de 1601 milliards d'euros; la solution, comme celle de notre gouvernement libéral: réduire de 56 milliards d'euros les dépenses. Résultat: en 2013, une dette de 1925 milliards d'euros!

En Espagne, au Royaume-Uni, en Belgique c'est la même chose. La solution n'en est pas une. Comment voulez-vous stimuler l'économie quand vous appauvrissez une population qui achètera de moins en moins? Si le but est bien de diminuer le déficit, ce sera un échec. Par contre, si on veut tuer les services publics et se donner une société qui favorise les riches, alors là, bravo!

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