Qu'est-ce qu'on ne comprend pas?

Phénomène des plus destructifs de la société contemporaine causé et généré... (PHOTO ERIK DE CASTRO, ARCHIVES REUTERS)

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Robert Riel

Retraité, Montréal

Phénomène des plus destructifs de la société contemporaine causé et généré strictement par l'humain: la pollution, ce phénomène odieux, litigieux et latent causé unilatéralement par les Terriens inconscients et nonchalants.

Plus on en parle, plus on semble piétiner. La population engendrant la pollution progresse plus rapidement que les mesures prises pour endiguer les effets néfastes de la pollution sonore, olfactive, visuelle et de celle de l'air, de l'espace et de l'eau.

Prenons le cas du plastique, cette substance toxique indestructible.

Nous avons bonne conscience d'amener notre sac d'épicerie pour économiser cinq sous. Est-ce vraiment le coût d'un sac de plastique? Où va l'argent? Et les sacs verts de nos ordures? Recycler par l'entremise du bac est super, mais est-ce que tous nos articles sont vraiment recyclés?

On consomme plus d'un milliard de sacs de plastique par jour. La plupart de ces sacs sont non biodégradables et se retrouvent dans nos centres de déchets et sont ensevelis (seulement 5% sont recyclés) ou finissent dans l'eau. Près de neuf millions de tonnes de plastique par année vont dans nos océans. Il y a d'ailleurs un nouveau continent de plastique dans l'océan Pacifique nord, un vortex qui couvre, pour les 1000 prochaines  années, une superficie équivalant à 5 fois la France. Toutes les nouvelles inventions qui facilitent notre vie quotidienne contiennent d'ailleurs une grande part de plastique. Un gramme de plastique requiert un gramme de pétrole: cercle vicieux.

Des protocoles sont promulgués, mais peu appliqués. Des messages publicitaires sur la pollution ou le détournement de nos rivières sont diffusés, mais les actions réelles manquent.

Des solutions, ça urge

Il faut bannir dans tous les magasins l'usage inconsidéré de sacs de plastique, à moins qu'ils soient tous biodégradables, et ce, très rapidement. On se doit aussi de réduire considérablement la consommation futile d'objets en plastique et accroître les mesures de recyclage comme les ampoules et les piles. Nous avons réussi au Québec à mettre en place des procédés pour réduire plus efficacement la pollution inhérente aux pneus usagés. Alors, pourquoi ne pas faire la même chose avec les bouteilles de verre, comme en Ontario? Et les carcasses de voitures?

Les États-Unis lanceront un porte-avions, le USS Gerald R. Ford, qui aura coûté 14 milliards. Ils revendiquent déjà la propriété de 10 des 19 porte-avions de par le monde. Imaginez si cette somme avait été investie dans la lutte contre la pollution en Amérique du Nord...

«Carburer aux vraies valeurs ne cause pas de pollution», nous a dit Daniel Desbiens.

Comprendre un problème exige une analyse de ses sources, ses caractéristiques, ses effets et ses solutions. Il faut croire que nous sommes trop égocentriques et égoïstes pour bien saisir les conséquences apocalyptiques qui se pointent avec la pollution croissante, surtout celle affectant l'eau.

On ne comprend toujours pas? Mais que faut-il ajouter?

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