À propos du déneigement

«Si les affiches sont installées selon les normes... (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)

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«Si les affiches sont installées selon les normes prévues, l'interdiction de stationner est respectée par la majorité des automobilistes», affirme Daniel Larin.

Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

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Daniel Larin

Chômeur, Montréal

J'habite le Plateau, au nord de la rue Sherbrooke, depuis plus de 10 ans. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est un quartier qui est négligé pour le déneigement.

Souvent, une tempête est annoncée alors qu'on en est encore à ramasser la neige de la tempête précédente. Aussi, un cas particulier dans mon quartier, des arbres matures de plus de 50 centimètres très inclinés au-dessus du trottoir empêchent la chenillette de déneiger ce dernier en temps opportun lorsqu'une auto est stationnée à proximité.

Je suis technicien. La pratique d'appliquer des fondants est sûrement une science qui est étudiée mondialement dans les pays nordiques. On ne réinventera pas la roue à Montréal sur ce sujet: pour faire fondre une accumulation de neige ou de glace à une température donnée, il faut appliquer une quantité donnée de fondants pour être efficace. Sans parler de la possibilité d'épandre de la petite roche.

Lors des opérations de déneigement, on accuse souvent les automobilistes qui ne respectent pas les interdictions de stationnement, provoquant ainsi un nombre élevé de remorquages qui retarde les opérations en cours. Mon oeil! J'ai déjà été préposé au stationnement à Montréal. Si les affiches sont installées selon les normes prévues, l'interdiction de stationner est respectée par la majorité des automobilistes.

De plus, normalement, les remorques devancent le cortège du déneigement (souffleur, chenillettes, camions, etc.) de plusieurs pâtés de maisons. Je me souviens que, lorsqu'il y avait trop de véhicules à remorquer, c'était parce que les affiches d'interdiction de stationner étaient installées en retard. Je ne connais pas les détails du remorquage à Montréal, mais si les remorqueuses étaient payées à la pièce, elles ne seraient que plus heureuses de remorquer plus de véhicules.

Lors des précipitations du 4 et 5 janvier, sur le Plateau, le parc Lafontaine et les pistes cyclables étaient déneigés et on arrosait l'étang du parc, alors que, devant chez-moi sur les trottoirs, il y avait au moins 20 millimètres de verglas qui recouvraient les trottoirs...

Motivations douteuses

Je me questionne sur la motivation des cols bleus qui travaillent pour la Ville de Montréal. Ont-ils des enfants, des parents âgés ou même handicapés qui sont pris en otage, pris au piège dans leurs domiciles? Si je me rends à Saint-Hyacinthe, par exemple, je suis convaincu que les employés affectés au déneigement ont un sens des responsabilités beaucoup plus développé. Partout ailleurs au Québec, les travailleurs sont fiers du travail qu'ils accomplissent pour leur municipalité et ont la reconnaissance des citoyens, même dans les situations difficiles.

Si, à mon travail, j'agis d'une façon irresponsable et dangereuse pour la santé de mon employeur ou de ses clients, par exemple, j'aurai droit à une réprimande et probablement à un congédiement.

Enfin, j'ai pris connaissance d'une application [Info-Neige MTL, NDLR] qui rapporte en temps réel l'état d'avancement du déneigement. À mon avis, cet outil est complètement futile; il montre l'avancement du déneigement, mais ne rapporte pas si le travail a été bien fait.

Chez moi, lors d'une tempête, on a entendu quelque chose comme un bruit de tonnerre qui dure quelques secondes, provenant de la rue à l'extérieur. C'était la chenillette qui déblayait le trottoir. Elle roulait à une vitesse telle que son efficacité était douteuse. On risquait un bris d'équipement...

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