Le sujet qui fâche

L'auteur trouve que l'islam est une religion où... (Photo Dar Yasin, archives Associated Press)

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L'auteur trouve que l'islam est une religion où le dialogue est impossible.

Photo Dar Yasin, archives Associated Press

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Luc Préfontaine

Informaticien

Enfin, on aborde de front le sujet qui fâche. J'ai un associé musulman qui, évidemment, s'est mis à flipper quand les caricatures danoises sont sorties. «On n'a pas le droit de dessiner le Prophète!»

Remarquez, il ne les avait pas vues. On parle donc de ouï-dire, ici... Aie...

Je lui ai donc montré des photos d'artéfacts mis en ligne par des musées et je lui ai fait remarquer que ces trucs datés du XIe au XIVe siècle montraient bien le Prophète de pied en cap, sans censure. La censure est venue après. Dénégations, protestations, rien à faire. Il a passé son temps à nier la réalité.

L'islam a besoin d'au moins 400 ans pour mûrir. Les talibans, eux, auront besoin d'un millénaire: ils sont au stade de l'Inquisition, et encore. Il faut arrêter de considérer que l'islam est une religion comme une autre. Cette religion contient les relents d'un passé que nous, en Occident, avons mis de côté.

Si les catholiques prenaient les armes demain matin pour «enseigner» la Vérité aux impies, nous serions les premiers à nous demander de quelle maladie mentale ils souffrent.

Les musulmans disent que ce n'est pas ça, le «vrai» islam. De quel islam s'agit-il alors?

Les chiites honorent Ali, le neveu du prophète, par un tableau ou un médaillon qui le représente et ils n'en font pas tout un plat. Ali, pour eux, est le successeur du Prophète, le légataire de son enseignement.

Pourtant, les sunnites et leurs cousins extrémistes d'Arabie saoudite prônent une interdiction quasi totale de la représentation humaine. Une fatwa a même été lancée pour interdire les bonshommes de neige. Faut le faire...

Et il y en a qui sont prêts à tuer pour ça ou qui sont contents quand d'autres le font à leur place.

Alors, les chiites seraient de «mauvais» musulmans? J'ai posé la question à mon associé. Il n'a jamais voulu répondre, le grain de la table en formica a soudain requis toute son attention.

Ces incohérences d'interprétation du dogme démontrent qu'il reste du chemin à faire avant que les musulmans eux-mêmes s'entendent sur un «bon» islam versus un «mauvais». Il n'y a qu'à voir les fatwas pleuvoir pour s'en rendre compte.

Quand les musulmans auront réglé cette question et les différends qui les font s'entretuer, alors il y aura peut-être un dialogue possible. Ne retenez pas votre respiration en attendant que ça arrive...

D'ici là, je vais conserver mon droit d'être critique face à des religions qui veulent me nier mon libre arbitre - la plupart des religions, d'ailleurs - et m'empêcher de remettre en question des dogmes «à se taper le coccyx sur les palétuviers», pour reprendre les mots de Greg.

Si leur dieu existe et n'est pas content, je suis certain qu'il me le fera savoir quand je crèverai. Je pourrirai en enfer pour l'éternité, pas besoin de grenouilles de bénitier pour me dire quoi penser. Je suis capable d'assumer.

Chers compatriotes de confession musulmane, catholique, témoins de Jéhovah, continuez à vivre avec des oeillères et à juger tout à l'aulne du seul système de valeurs qu'on vous a inculqué.

Vivre en Occident comporte des inconvénients. La liberté de pouvoir critiquer et réévaluer son choix de valeurs en est un. À ce que je sache, vous en bénéficiez aussi.

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