Courrier des lecteurs

Je crois qu'il y a une dérive entre le droit d'avoir un enfant et le droit de... (Photo François Roy, archives La Presse)

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Photo François Roy, archives La Presse

Le droit à l'enfant et le droit des enfants

Je crois qu'il y a une dérive entre le droit d'avoir un enfant et le droit de l'enfant d'avoir une famille. La nuance est majeure.

Je suis une mère biologique ayant donné naissance à de beaux enfants après les avoir portés dans mon ventre. J'en suis fière! Je suis aussi une mère adoptive ayant porté dans mon coeur d'autres enfants dont je suis fière, malgré leur déficience ou leur différence. Ces gestations affectives qui nous ont amenés, mon mari et moi, à accueillir des enfants du Québec sans famille sont dans le respect du droit de l'enfant à avoir une famille. Nous nous donnons à un enfant et non pas l'inverse.

L'adoption des enfants différents rompt les barrières traditionnelles d'accueil et nos enfants, peu importe leurs particularités, sont d'abord des enfants pour qui les parents contribuent au choix d'une société ouverte à la diversité.

France Beaudoin, Drummondville

Une mode inutile

À la suite du reportage de Gabrielle Duchaine, publié hier sur la pratique de la frénotomie, j'aimerais vous partager mon expérience. Je suis la mère de deux enfants qui ont été allaités.

Lors de la première visite à l'ORL avec ma fille, le spécialiste a examiné ses oreilles et sa bouche et m'a proposé de lui couper le petit nerf qui se trouve tout juste sous la langue. Lorsque je lui ai demandé de justifier cette intervention et si elle la ferait souffrir, il m'a répondu que ma fille ne pourrait tirer sa langue sans celle-ci et que l'intervention ne prendrait que deux secondes. De même, il pouvait le faire immédiatement et ma fille ne s'en souviendrait pas.

J'ai refusé et je suis sortie de son bureau avec un sentiment de dégoût, de tristesse et d'impuissance. J'ai allaité ma fille jusqu'à ses 5 ans. Elle n'a jamais eu de problème à prendre le sein et son petit nerf sous la langue ne l'a pas empêché de boire et de bien prendre le sein. Je peux vous assurer que cette nouvelle mode de «frénotomie» n'est pas nécessaire.

Laura Lerena, St-Lambert

Quel sort pour ces enfants ?

À la suite du déferlement médiatique provoqué par la révélation de Joël Legendre au sujet de sa paternité prochaine, je constate qu'on discute de tout, sauf des enfants à venir. Des enfants qui n'auront pas de filiation maternelle, issus d'un ovule commandé par catalogue.

Quel sort attend ces enfants à l'âge adulte? Je les imagine se regarder dans un miroir: ai-je les yeux de ma mère? Sa bouche? Néant. Dossier médical, hérédité: néant.

À une époque où de plus en plus de gens sont en quête de leurs ancêtres, où la planète déborde d'enfants sans foyer, on fabrique artificiellement des enfants coupés de leurs racines.

N'importe quel éleveur sérieux peut vous exhiber l'ascendance de son chien ou de son cheval sur plusieurs générations. Pour un être humain, cela n'est pas important? Que deviendront ces enfants?

Micheline Charron, Terrebonne

L'Ukraine et les vétérans

Dans les années passées, nous étions le meilleur pays du monde parce que nous supportions la démocratie. Aujourd'hui, beaucoup de nos vétérans handicapés vivent dans les rues, souffrant de syndromes post-traumatiques, alors que les bureaux d'affaires des vétérans ferment leurs portes. Après avoir servi dans les Forces armées canadiennes, leurs familles se débattent financièrement. Ils se trouvent abandonnés et notre gouvernement les transforme en bénéficiaires d'assistance sociale. Le Canada peut dépenser 11 millions de dollars pour observer la campagne électorale en Ukraine, mais ne peut pas trouver les moyens d'offrir une pension et un suivi décents aux vétérans handicapés. Honte au Canada!

Jean Labelle, ancien combattant




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