Courrier des lecteurs

Si il existe des paradis fiscaux, c'est parce qu'il existe des enfers fiscaux.... (Photo Olivier PontBriand, La Presse)

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Photo Olivier PontBriand, La Presse

Les enfers fiscaux

Si il existe des paradis fiscaux, c'est parce qu'il existe des enfers fiscaux. Il n'y a rien d'illégal ou d'immoral à ce qu'un pays (ou une province) établisse ses taux d'imposition le plus bas possible, même à zéro. Et il n'y a rien d'illégal ou d'immoral à ce qu'un individu ou une compagnie tire avantage légalement d'une telle situation. Comme l'a fait M. Couillard. Il faut être imbécile pour ne pas faire le maximum légalement pour réduire ses impôts. Même Amir Khadir est content de récolter son crédit d'impôt de 30%, en plus de sa déduction REER, chaque fois qu'il contribue au Fonds de solidarité. La réalité est que le Québec est un enfer fiscal. Et l'État l'admet de facto chaque fois qu'il se voit obligé de donner un congé fiscal ou un crédit d'impôt pour attirer une entreprise.

Claude Leclair, Saint-Bruno QC

Le vote stratégique et la CAQ (1)

Savez-vous ce qui me frustre? Je vais être obligé de voter stratégiquement à l'élection du 7 avril. J'adore le programme caquiste, qui promet moins de gouvernement et de faire un bon ménage. Il a été prouvé depuis longtemps qu'un gouvernement très interventionniste comme le PQ et, dans une moindre mesure comme le PLQ, s'avère nuisible à l'économie. Comme j'éprouve une hargne viscérale pour tout projet de séparation de notre province du Canada, un vote pour le PQ s'avère pour moi une hérésie, quel que soit le programme qu'il propose. Je ne peux pas voter caquiste, comme j'aimerais le faire, car je veux barrer la route au PQ, qui est un danger pour notre économie. Je me résigne donc à voter libéral. Je suis certain que des milliers de personnes font face au même dilemme. Quel dommage pour la CAQ et M. Legault, qui présente de très bonnes idées, mais qui vivra sûrement l'hécatombe le 7 avril.

Léon Bérard, Granby

Le vote stratégique et la CAQ (2)

Dans cette campagne électorale, une chose me frappe, lorsque je discute avec des gens de mon entourage: la plupart disent qu'ils préfèrent François Legault et le programme de la CAQ, mais aucun ne va voter pour son parti. On dit que monsieur Legault est celui qui amène les meilleures idées et fait preuve de réalisme dans le contexte actuel. Mais alors, pourquoi ne pas voter pour lui? Certains me répondent que leur vote pour la CAQ pourrait permettre aux libéraux d'être élus, ce qu'ils veulent éviter à tout prix. Il y a surtout ceux qui voteront libéral, de peur que le PQ soit élu. Bref, il semble que beaucoup de gens voteront stratégiquement, l'idée étant surtout d'éviter d'élire un parti en particulier, ce qui m'amène à me questionner sur le rôle des sondages dans une élection. Cette orientation vers le vote stratégique serait-elle aussi prononcée, si les électeurs n'avaient aucune idée de la position des partis dans la course? La CAQ aurait-elle plus de chances de gagner?

Pierre Lazure, Ste-Sophie

Je fais un rêve

Exaspérée par ce duel de mots au détriment des idées que se livrent Pauline Marois et Philippe Couillard, je rêve que le 7 avril prochain, tous les Québécois sans exception portent massivement au pouvoir un candidat de Québec solidaire, de la CAQ ou de n'importe quel autre parti, laissant les deux premiers complètement anéantis. Et en souhaitant que la traversée du désert qu'ils connaîtront alors leur fasse enfin comprendre que nous n'avons que faire de leur surenchère d'insultes mutuelles. Mais ce souhait risque d'être encore plus utopique que mon rêve!

Françoise Crassard, Montréal

Les citrons

Vous êtes chez le concessionnaire d'autos. Vous regardez tous les modèles présentés sur le terrain. Vous finissez par choisir votre auto et vous partez avec. Quelques jours plus tard, l'auto se révèle être un citron. Vous apprenez ensuite que le concessionnaire connaissait l'état du véhicule et qu'il savait que c'était un citron. Mais il a préféré se taire et vous laisser la choisir. En suspendant la commission, c'est un peu comme ça que la juge Charbonneau laisse présentement plein d'électeurs se choisir un député tout en sachant elle, qui sont les citrons sur le terrain.

Pierre Sévigny, Saint-Basile-le-Grand




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