Courrier des lecteurs

Le maire de Montréal, Denis Coderre (au centre),... (Photo David Boily, archives La Presse)

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Le maire de Montréal, Denis Coderre (au centre), en compagnie de ses adversaires de la dernière campagne électorale, Marcel Côté (à gauche) et Richard Bergeron (à droite).

Photo David Boily, archives La Presse

Saint Denis

Je n'avais jamais pensé entreprendre des démarches pour faire béatifier Denis Coderre, mais j'en suis rendue là. Et je pourrais même faire un triplé, en y ajoutant Marcel Côté et Richard Bergeron.

Quelle nouvelle rafraîchissante que de voir ces hommes de talent travailler ensemble pour le bien commun! Alors qu'on doit se résigner, hélas, à ce que tant d'autres de nos politiciens, toutes allégeances confondues, tentent de nous faire croire qu'ils feront de la politique autrement. Cet «autrement» veut simplement dire qu'ils ont développé de nouvelles méthodes pour donner des crocs-en-jambe à leurs adversaires. Au contraire, notre maire tend la main aux siens qui ont répondu «présent». Un geste qui les honore tous les trois.

Denise Surprenant, Montréal

De Rambo à Alcoa

L'actualité a fait preuve d'une belle ironie, hier. Alors même que commençait la comparution de Bernard «Rambo» Gauthier, accusé d'intimidation syndicale à la commission Charbonneau, Pauline Marois fêtait en grande pompe la conclusion d'une entente avec l'aluminerie Alcoa, à la suite des menaces que celle-ci avait proférées en lien avec la hausse des tarifs d'électricité.

Le prix de l'électricité montera si le prix de l'aluminium monte, et il baissera si le prix de l'aluminium baisse. Et si le coût de production de l'électricité augmente, que le prix de l'aluminium baisse, mais que les profits d'Alcoa augmentent (ce qui n'est pas impossible du tout)? Eh! bien, le prix de l'électricité payé par Alcoa baissera et Hydro-Québec (c'est-à-dire nous, les contribuables québécois) absorbera les pertes. Privatisation des profits et socialisation des pertes, comme lors de la crise de 2008. N'est-il pas beau, le néo-libéralisme?

Et notez que je ne défends pas ici les méthodes de Rambo.

Denis Jacques, Montréal

Une élection illégale

Une coalition PLQ-CAQ permettrait de faire respecter la loi sur les élections à date fixe. Madame Marois serait sûrement heureuse du respect de sa loi. De plus, cette action pourrait diminuer le cynisme de la population envers la classe politique et le mystère du présumé deal du couple Marois-Blanchet aurait le temps d'être élucidé. Les sommes économisées par le report du scrutin pourraient servir à nourrir les enfants au ventre creux, à changer les couches des vieillards en résidences, à leur donner un bain au besoin et non selon un horaire strict. Je presse donc Messieurs Couillard et Legault à mettre de côté la partisanerie et à nous préserver de cette élection illégale en vertu de la loi de Mme Marois.

Daniel Fortin, Blainville

Besoin d'un comptable

Dans une entreprise, le mandat conditionne les critères recherchés pour un PDG. Une entreprise en expansion choisira un profil de marketing, une entreprise de technologie de pointe, un visionnaire en technologie, et enfin, une entreprise en difficulté financière, un comptable redresseur ou un gestionnaire chevronné. Le Québec fait de plus en plus partie de la dernière option avec une dette en croissance importante. Que faire alors? Choisir une personne qui nous présente l'avenir avec des lunettes roses et attendre de frapper le mur? Non, c'est le temps de mettre de l'ordre dans les finances publiques et dans les programmes sociaux. Devons-nous attendre que les banquiers décident à notre place, comme en Grèce? Je préfère voter pour un comptable professionnel, moins charismatique, mais plus efficace, pour nous diriger, plutôt que pour un médecin ou pour un politicien de carrière. C'est l'avenir de nos enfants qui en dépend.

Yves Champagne, Repentigny




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