La vraie valeur de l'île d'Anticosti

L'île d'Anticosti est connue comme un territoire riche... (Photo Clément SABOURIN, archives AFP)

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L'île d'Anticosti est connue comme un territoire riche en espèces sauvages, comme son importante population de chevreuils.

Photo Clément SABOURIN, archives AFP

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Angéline Coutu-Drainville, Ariane Drainville, Camille Fortier

Les auteures sont étudiantes au collégial.

Le gouvernement du Parti québécois a annoncé un prochain investissement important: l'exploration du potentiel pétrolier de l'île d'Anticosti. Certains défendront la nécessité de reprendre nos supposés «droits» sur les ressources naturelles de notre territoire. Par contre, sommes-nous dans l'obligation d'exploiter à outrance ces ressources? Cela nous apparaît plus comme un mauvais choix qu'une obligation.

Depuis notre enfance, on ne cesse de nous sensibiliser à l'importance de faire attention à notre planète. Nos examens de lecture et d'écriture avaient bien souvent le même objectif: nous exprimer sur la nécessité de récupérer, réutiliser, réduire notre empreinte écologique... Eh bien, voici que l'exercice se poursuit, madame Marois: notre planète est malade et l'exploitation des énergies fossiles en est l'une des principales causes.

Pourquoi donc le gouvernement décide-t-il d'investir dans l'exploitation potentielle du pétrole de l'île d'Anticosti? Pourquoi tout l'argent investi dans cette quête au poison ne serait-il pas redirigé vers la recherche d'une énergie qui respecterait réellement l'environnement? Car il est inutile de se voiler la face: une exploitation pétrolière faite de façon écologique n'est qu'utopique et contradictoire. On ne peut détruire la nature de façon responsable!

Le Québec est constitué d'une société intelligente et la solution pour réduire la dette des Québécois sans endommager notre précieux territoire se trouve ailleurs. En tant que jeunes Québécoises, Mme Marois, nous aimerions pouvoir vivre dans un Québec où l'on tend à se défaire de cette dépendance au pétrole. Vous nous parlez de valeurs québécoises, eh bien la destruction d'écosystèmes à des fins budgétaires n'en fait pas partie.

Nous aimerions pouvoir dire que nous vivons dans un Québec qui n'est pas endetté par les coûts faramineux du nettoyage d'un déversement de pétrole (les compagnies responsables s'en lavent souvent les mains). Par-dessus tout, nous espérons pouvoir continuer de dire que nous venons d'un endroit où la lutte pour le réchauffement climatique est prise au sérieux. Au lieu d'investir dans une énergie que nous savons de courte durée, pourquoi ne pas développer - maintenant - une technologie durable à travers les générations telles la combustion des déchets ou l'énergie solaire?

Au final, comme nous l'avons conclu en étudiant les textes que vous nous avez fait lire à l'occasion de nos examens du ministère pour l'obtention de notre diplôme secondaire, il faut arrêter de prendre comme bouée de sauvetage les énergies non renouvelables qui ne règlent que les problèmes financiers immédiats, mais en créent davantage.

Il faut innover! Cessons d'investir à tort dans notre propre perte! Il est plus que temps de cesser ce massacre. Est-ce que la Terre ainsi que l'île d'Anticosti ne valent vraiment que 45 milliards de dollars à vos yeux?




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