Courrier des lecteurs

La première ministre Pauline Marois, lors de l'annonce... (Photo Graham Hughes, La Presse Canadienne)

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La première ministre Pauline Marois, lors de l'annonce du financement public du projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

Photo Graham Hughes, La Presse Canadienne

L'art de créer du chômage

Madame Marois l'a dit ouvertement; elle fait un don de deniers publics à la cimenterie de Port-Daniel pour remercier les Gaspésiens d'avoir voté pour elle. Pourtant, en agissant ainsi, elle fait directement concurrence aux quatre cimenteries déjà existantes et qui en arrachent en tournant à 60% de leur capacité. Dire qu'elle prétend être la première ministre de tous les Québécois! Comment s'étonner que le Québec soit en queue de peloton de l'économie canadienne? Il est normal qu'avec une telle gestion par copinage et collusion, et en faisant des placements d'autoconcurrence, qui transfèrent le chômage d'une région à une autre, nous ne remonterons jamais cette pente qui s'avère de plus en plus raide. Et dire qu'il y a des partis qui consacreraient cet argent à diminuer notre dette, construire un tunnel entre Québec et Lévis, créer des usines de fabrication de produits exportable afin de faire entrer des devises créatrices de richesse, entre autres choses.

Gilbert Blachon, Rivière-du-Loup

Un grand homme

Yves Ryan n'était pas un politicien ordinaire. Il ne travaillait pas pour l'argent ou pour profiter de sa position de maire de Montréal-Nord qu'il a occupée pendant des dizaines d'années. Sa municipalité a même déjà été considérée comme la mieux administrée du Québec. Il était très frugal dans son administration et connaissait les moindres détails de sa ville et il avait la même considération pour tous ses citoyens. Il ne croyait pas vraiment en la nouvelle ville fédérée de Montréal, une ville improvisée selon lui. On avait confiance en lui, sa personnalité était un gage de fidélité et de loyauté. Il va nous manquer.

Michel Magnant, Montréal

Un coup fumant

La décision du chef du PLC d'expulser les sénateurs du caucus libéral, en plus de prendre les sénateurs eux-mêmes par surprise, fut un coup fumant. Mais, comme tous les coups fumants, la fumée finit toujours par se disperser. Une fois l'effet de surprise passé, est-il si sûr que l'idée fut bonne et qu'elle résistera aux pratiques de M. Harper, qui en a vu bien d'autres en matière de machiavélisme? Il serait fort étonnant qu'il emboîte le pas au chef libéral. Plutôt, sachant que la réélection de son parti est de plus en plus incertaine, il va tout simplement continuer de gouverner avec un Sénat à majorité conservateur et attendre le résultat des prochaines élections. Si les libéraux sont élus, les conservateurs continueront de gouverner par Sénat interposé, alors que les autres sénateurs seront indépendants; au moins nominalement.

Roch Pagé, Ottawa

Un coup d'épée dans l'eau

Malgré le coup d'éclat de M. Trudeau, le fonctionnement du Sénat demeurera inchangé. Les sénateurs libéraux deviennent indépendants, mais les sénateurs conservateurs étant majoritaires, cela ne changera aucunement, à terme, les décisions au Sénat. M. Trudeau s'attire davantage l'attention des médias, mais ce n'est que politique, rien n'y changera et les scandales qui ont alourdi le Sénat, dernièrement, continueront de se répéter. Ce dernier aura besoin de davantage pour se refaire une image. Quant à M. Trudeau je ne vois pas d'ajout au contenu. Rien ne change, le train passe sans s'occuper des rails qui le supportent.

Normand Bélanger, Saint-Hubert

Un peuple frileux

Les Québécois peuvent améliorer leur sort en développant davantage leurs ressources naturelles, comme ce fut le cas depuis le début de la colonie. Il est navrant de constater que nous sommes passés d'une province riche à une province qui quémande de l'aide, par le biais de la péréquation. Avec les ressources que nous avons, il est inconcevable d'en être arrivé là. Où est le problème? Les compagnies minières et pétrolières ne peuvent faire de développement sans qu'il y ait un tollé de protestations. Les écologistes en premier. Le Plan Nord de M. Charest a été relégué aux oubliettes par le Parti québécois. Tant que les Québécois garderont cette mentalité, ils resteront au crochet du fédéral. Nous sommes passés d'un peuple de développeurs à un peuple frileux.

Normand Bélanger, St-Hubert




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