Courrier des lecteurs

Malgré tous ses déboires, malgré la commission Charbonneau... (Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse)

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Malgré tous ses déboires, malgré la commission Charbonneau et tous les scandales politico-financiers, Claude Robinson refuse de considérer le Québec comme une société gangrenée par la corruption.

Photo: Olivier Pontbriand, archives La Presse

La justice existe

Claude Robinson a gagné sa cause. Et, fort probablement, on va lui rendre son dû. Il y a quelques années il a fait appel au public pour le supporter, tant moralement que financièrement. Même si je suis une personne très pauvre, j'avais alors accepté de lui donner un chèque de 25$. Il a promis qu'au moment où on lui rendra son argent, il remboursera tous ceux qui l'ont aidé. Et je suis certain qu'il va le faire. Si je veux avoir un chèque de lui, ce n'est pas pour me faire rembourser, mais pour l'afficher sur le mur de ma chambre et toujours me rappeler que la justice, ça existe!

Marian Costache

Quel intégrisme ?

Voilà le nouveau mot à la mode dans ce Québec de la Charte de valeurs! Mais évidemment, il n'est pas défini! Le ministre Drainville s'est distingué à cet égard par cette perle: «Tu ne peux pas prétendre lutter contre l'intégrisme et être contre la Charte des valeurs». Ainsi va la rectitude politique, la pensée convenue, dans un certain Québec. Même le Parti libéral de Philippe Couillard se sent maintenant obligé de s'attaquer au «problème» de l'intégrisme, l'électoralisme aidant... C'est ainsi que ça se passait à l'époque de Maurice Duplessis. Maurice n'aimait pas la dissidence: tous des communistes ou des Témoins de Jéhovah! Et il gagnait ses élections avec ces foutaises fondées sur la peur. Et dire que certains affirment que le Québec a beaucoup changé!

Michel Lebel, Entrelacs

Le Québec de l'après-Charte

Est-ce que l'adoption de la loi de la Chartre des valeurs québécoises réglera les problèmes qui semblent préoccuper les Québécois? Si la loi oblige un éducateur à s'habiller sans signe ostentatoire dans l'exécution de ses fonctions, il faudrait aussi une loi pour que les enfants fassent de même. Ce n'est pas parce que le fonctionnaire en autorité qui est chrétien, musulman ou juif s'habille en «laïc» que les gens sur la rue feront de même. Le seul changement qu'apportera la loi, c'est que nous ne pourrons plus savoir la religion des fonctionnaires qui sont à notre service dans l'appareil gouvernemental, et que les croyants continueront à se sentir oppressés par la loi.

Il est même possible que la loi pure et dure que propose le gouvernement amène encore plus de confusion. Ce dont le Québec a besoin, c'est une Charte sur la laïcité qui soit juste pour chacun et respectueuse de la Charte des droits de la personne.

Denis Poirier




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