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Fatima Houda-Pepin, qui a récemment quitté le caucus... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Fatima Houda-Pepin, qui a récemment quitté le caucus du PLQ.

Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne

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Maria ou Fatima ?

Je me souviens trop bien de tous ces politiciens anglophones de l'Ouest canadien qui, lors du référendum de 1995, soutenaient favoriser le «non» à la souveraineté du Québec, par souci pour l'avenir du français. On se retrouvait donc dans une situation où des anglophones, issus de provinces où les ravages de l'assimilation des minorités francophones sont endémiques, prétendaient savoir mieux ce qui est bon pour les francophones du Québec que nous-mêmes.

Aujourd'hui, la députée québécoise chrétienne Maria Mourani et la députée québécoise musulmane Fatima Houda-Pepin divergent toutes deux profondément d'opinion avec leur ex-parti sur la meilleure façon de défendre les droits des Québécoises musulmanes. La première s'oppose à la limitation du port des signes ostentatoires dans la fonction publique au nom du respect des droits fondamentaux, alors que la seconde considère comme impérative cette limitation au nom de la neutralité de l'État et de la lutte à l'intégrisme religieux. En repensant à la campagne de 1995, j'ai l'impression que, quant à savoir ce qui est bon pour les Québécoises musulmanes, c'est la députée musulmane qui a raison.

Christian Gagnon, Montréal

Voués à l'échec

Le Parti libéral du Québec vient de faire la démonstration que les accommodements qu'il propose pour l'application de la Charte québécoise des valeurs sont voués à l'échec. À l'intérieur même du parti, les députés n'ont pas réussi à trouver les accommodements nécessaires pour satisfaire l'une des leurs. On ne peut qu'imaginer le chaos lorsque viendrait le temps de gérer le cas par cas, comme le suggèrent les libéraux.

Toute société doit avoir une identité civique commune à l'intérieure de laquelle les libertés personnelles peuvent se positionner. Vouloir forcer le contraire, c'est ouvrir la porte à des abus de toutes sortes, incluant l'intégrisme.

Une notion aussi fondamentale que l'égalité entre les femmes et les hommes doit être assise sur des structures solides et bien ancrées, si nous voulons éviter les dérives que nous connaissons actuellement. C'est à partir de cela que les libertés individuelles peuvent s'articuler.

Michel LaBrosse, Celebration, Floride

Pourvu que ça rapporte

Le fait le plus intéressant que nous apprend la commission Charbonneau, ce n'est pas qu'il y a de la collusion, de la corruption et de la malhonnêteté dans notre société. L'important, ce n'est pas la façon de faire les choses, mais avant tout que ça rapporte.

L'avocat de la FTQ laisse entendre que les investissements du Fonds de solidarité dans des projets présentés par une personne liée au crime organisé étaient rentables. Que le Fonds de solidarité ait rapporté un taux d'intérêt de 7.4% en 2013, n'est-ce pas tout ce qui importe? Avez-vous vu une manifestation d'actionnaires, syndiqués ou non, lors de la dernière assemblée générale du Fonds de solidarité, pour protester contre le fait que le Fonds a fait des affaires avec des gens du crime organisé? Non. Pourvu que ça rapporte.

Jean Lavallée dit devant la Commission que certains placements immobiliers de la FIPOE rapportaient 15%. Pourquoi un travailleur de la construction, membre de la FTQ et qui gagne un gros salaire devrait-il se plaindre, même si ses dirigeants vont négocier de juteux contrats sur le bateau d'un homme d'affaires lié à la mafia?

Yves Chartrand, Montréal

Les commotions cérébrales

J'entends les commentaires indignés que formulent régulièrement les journalistes sportifs relativement aux commotions cérébrales dont sont victimes les athlètes. Ces commotions sont des conséquences indirectes de la pratique des sports à risques, notamment le hockey et le football.

Toutefois, je ne m'explique pas comment nombre de ces commentateurs peuvent concilier leurs craintes relatives à la pratique de ces sports avec les commentaires passionnés qu'ils émettent régulièrement sur la pratique de la boxe. On en a eu un exemple extraordinaire, il y a quelques jours. Pourtant, l'objectif du boxeur, qu'il s'agisse de Bute, de Pascal ou de tout autre, est d'infliger la plus grave commotion cérébrale à son adversaire et, si possible, de lui faire perdre connaissance. On entendra alors les commentateurs souhaiter et même célébrer le splendide knock-out réalisé par le gagnant.

J'ai été un amateur de boxe jusqu'à ce que je réalise vraiment de quoi il en retournait. Aujourd'hui, j'ai renoncé à admirer ce sport excitant, mais aux conséquences souvent irrémédiables sur la santé des victimes consentantes.

René Blouin




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