Une interprétation qui dérange

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Le premier ministre japonais Shinzo Abe.

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Tatsuo ARAI

L'auteur est consul général du Japon à Montréal.

À la fin de l'année 2013, le premier ministre du Japon, M. Shinzo Abe, a visité le sanctuaire Yasukuni afin de renouveler l'engagement que le Japon ne ferait plus jamais la guerre. Le texte publié le 13 janvier dernier à ce propos par la consule générale de la Chine à Montréal, Mme Zhao Jiangping («Une visite qui dérange»), ne reflétait aucunement la vérité et, de plus, manquait d'objectivité.

Depuis un certain temps, la Chine conduit une campagne de propagande mondiale dans le but d'isoler le Japon sur la scène internationale. Devant cette situation, j'ai senti le devoir de poster cet article afin de partager une information plus objective aux lecteurs.

Sanctuaire Yasukuni

Le sanctuaire Yasukuni abrite environ 2,5 millions d'âmes (ce n'est pas une sépulture) qui ont fait le sacrifice ultime pour leur pays, non seulement depuis la Seconde Guerre mondiale, mais aussi lors de guerres civiles et d'autres guerres depuis 1853, quel que soit leur rang, leur statut social ou leur nationalité.

Afin de comprendre la visite au sanctuaire par le premier ministre Abe, nous devrions nous attarder sur sa déclaration intitulée Promesse d'une paix durable, qu'il a rendue publique au moment de sa visite. Dans celle-ci, il a souligné que le but était de renouveler sa détermination à honorer l'engagement du Japon de ne plus jamais faire la guerre. En aucun cas cette visite n'avait pour but de rendre hommage aux criminels de guerre de classe A ni pour louanger le militarisme.

Le Yasukuni n'est pas un symbole militariste et n'est pas considéré comme tel par le gouvernement du Japon ou sa population. Dans ce contexte, il est totalement hors de propos de se référer aux nazis.

Le passé

Le gouvernement du Japon a toujours précisé qu'il regarde en face l'histoire et a exprimé ses profonds remords et ses excuses sincères. Cette position est fermement maintenue sous le gouvernement Abe. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Japon a construit un pays libre et démocratique, tout en choisissant librement de parcourir le chemin de la paix.

Les états de service du Japon depuis l'après-guerre montrent que le pays a fondé une démocratie saine et forte, qu'il respecte les droits de l'homme, qu'il s'est engagé fermement en faveur de la paix (par exemple, en offrant une contribution aux opérations de maintien de la paix des Nations unies) et qu'il contribue directement à l'aide aux pays en voie de développement. Sa position reste inchangée: le Japon continuera de remplir son rôle en tant que puissance mondiale responsable en contribuant à la paix et à la stabilité du monde, tel que décrit dans sa stratégie de sécurité nationale.

Il ne faudrait pas oublier qu'à maintes reprises, le Japon s'est excusé officiellement à la Chine. Le Japon a aussi contribué directement à son économie par l'injection de plus de 37 milliards CA (3600 milliards de yens) de contributions économiques et technologiques pendant plus de 35 ans, suivant la normalisation des relations diplomatiques.

Quel militarisme?

Mme Zhao Jiangping se réfère à la visite du premier ministre Abe au sanctuaire Yasukuni comme une préoccupation majeure pour la paix et la sécurité en Asie-Pacifique. Il est cependant difficile de comprendre comment un pays qui a augmenté ses dépenses de plus de 10% annuellement sur plus de 20 ans peut porter une telle accusation.

De plus, la Chine a intensifié récemment son recours à la coercition contre les États voisins, notamment avec sa déclaration unilatérale de mise en place d'une zone aérienne d'identification en mer de Chine orientale, une mesure qui porte atteinte à la liberté de vol dans l'espace aérien international. Enfin, la Chine a continué l'intensification des intrusions de navires gouvernementaux dans la mer territoriale autour des îles Senkaku, territoire appartenant au Japon.

Nous espérons vivement que la Chine va travailler avec nous afin que nous puissions surmonter nos difficultés bilatérales et cultiver une relation commune axée sur l'avenir. Le Japon demeure ouvert au dialogue.




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